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 • and i feel life for the very first time (•) jun

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MessageSujet: • and i feel life for the very first time (•) jun    Dim 6 Aoû - 16:28


and i feel life for the very first time ▬ Akhee
Le soldat s'est arraché à la guerre, au sang et à la mort. Mais les ombres le poursuivent et le submergent lorsqu'ils baissent sa garde. Malgré l'orgueil, malgré la force présumée, le soldat est toujours prisonnier d'une cellule sombre en compagnie de ceux qui sont partis, de ceux qui sont perdus. And I feel life for the very first time. Elle coule dans ses veines tandis qu'il la regarde, celle qui est venue sans être attendue et qui, d'un regard, réveille le combattant plus que celui qui a faillit lâché prise et offrir sa tête.


Ma sœur étant absente, il était celui que je désirais le plus voir après mon frère jumeau. Aussi ressentis-je un sentiment indicible quand la porte s'ouvrit et dévoila son visage et son regard aux émotions perceptibles. J'inclinai la tête pour le saluer, il fit le salut militaire. Puis il me serra dans ses bras, outrepassant son droit et sa fonction, avec la force que l'on pourrait imputer à un père plus qu'à un ami de la famille. « Bienvenu Sergent. » dit-il en s'effaçant. Je pris une grande inspiration et pénétrai la maison de mon enfance. Rien n'avait changé. Rien sinon l'homme qui passait les portes.

J'effleurai des doigts celle de ma chambre puis la poussai d'un mouvement du poignet. Indifférent au claquement du panneau contre le mur, je regardai une pièce que j'avais pensé ne jamais revoir. Chaque objet, chaque meuble illustrait tout ce que j'avais perdu ces deux dernières années. Un adolescent assassiné, des espoirs écorchés et des rêves lacérés. Je portai instinctivement la main à la plaque militaire qui reposait sous ma chemise et m'adossai à la chambranle. Mon menton ploya, mes cils chutèrent et l'ombre voila deux pierres plongées dans le passé. Une part de moi peinait à croire que j'avais quitté le désert, la seconde, elle, avait l'impression de n'avoir jamais quitté les lieux. Je rouvris doucement les yeux et glissai les mains dans les poches de mon jean. « Vous avez besoin de quelque chose ? » Je tournai la tête vers le quarantenaire qui m'avait vu grandir et que je connaissais encore mieux que mon propre père. Plus qu'un secrétaire, il avait été un oncle et un ami tout au long de mon adolescence. « Mon père ne rentrera que ce soir n'est-ce pas ? » Si je n'avais pas su m'empêcher d'aller voir mon jumeau au bureau, j'avais sciemment évité mon paternel, conscient que nos retrouvailles ne pouvaient qu'être musclées. « Pas avant le dîner. » acquiesça t-il, « si ce n'est plus tard. » « Peu importe. Je vous rejoins en bas. » le remerciai-je d'une ébauche de sourire avant de pénétrer la chambre. Wow …. tout me semblait tellement hors de propos … ou banal. Incapable de comprendre les émotions qui m'assaillaient, je passai les mains dans mes courts cheveux noirs et me dirigeai vers la salle de bain. Mains plaquées contre le carrelage, je laissai l'eau chaude emporter avec elle les images qui me hantaient et les blessures qui me balafraient. Elle éclaboussa ma nuque, suivit les rainures de mes muscles et délia la tension qui nouait chacun d'entre eux depuis mes retrouvailles avec Nobu. Un souffle et elle s'arrêta. Sortant souplement de la cabine, j'attrapai un peignoir et une serviette pour frotter vigoureusement mes cheveux. Des coups résonnèrent au même moment. Relevant le menton, je m'approchai et ouvris la porte de la chambre pour dévoiler le visage pensif de Monsieur Bang. « Un soucis ? » « Une jeune personne répondant au nom de Jun désire voir votre frère . » m'apprit-il, « et entre nous …. je doute que ce soit une visite de courtoisie. » « Vous l'avez déjà vu ici? » Le sourcil arqué, je m'étonnai qu'un homme ait suffisamment de culot pour venir s'en prendre à Shinobu sur son territoire. « Non, je ne connais pas cette personne. Néanmoins, il me semble évident qu'il n'en va pas de même pour votre frère. »  « Je m'en charge. » « Vous venez à peine de rentrer. » objecta t-il, « et dans un état sur lequel je ne reviendrai pas. Je vais appeler ... » « Je m'en charge. » répétai-je en le regardant dans les yeux. « Je peux gérer la fatigue et cet homme aussi bien l'un que l'autre. » Il plissa la lèvre puis, me fixant, abdiqua en ajoutant. «Vous devriez au moins vous changer. » « Je le fou dehors puis je vais me coucher. » Je n'aspirais qu'à m'étendre sur un lit et fermer enfin les yeux. Je n'avais plus eu une nuit de sommeil décente depuis mon départ deux ans plus tôt et l'hôpital était tout sauf un lieu apaisant. Lâchant la serviette sur le meuble qui jouxtait la porte, je descendis les escaliers et rejoignis le salon dans lequel il attendait. Ou elle. Car l'homme imaginé était une femme, aux cheveux flamboyant et à l'expression fermée. De profil, elle semblait fixer les jardins extérieurs en ruminant. Je glissai les mains dans les poches de mon peignoir et fronçai les sourcil en l'observant. Que voulait-elle à Nobu ? S'en prendre à lui en raison d'une histoire avortée ? Je penchai légèrement la tête, incapable d'imaginer mon frère avec ce genre de fille. Elle semblait avoir plus de caractère que toutes les poupées superficielles et hypocrites qui l'approchaient d'ordinaire. De plus, son allure semblait tellement négligée qu'il était évident qu'elle n'était pas venue pour le séduire. J'effleurai des yeux son jean légèrement trop petit et sa chemise mal coupée, avant de revenir vers un visage crispé qu'elle tournait vers moi. La surprise fut écho dans nos deux regards noyés. Et je sus, à la seconde même où ils se mêlèrent, qu'elle ne connaissait pas mon frère. Du moins pas vraiment. « Qu'est-ce que je peux faire pour vous … Jun ? » demandai-je en la détaillant. Ses traits ne correspondaient à aucun standard coréen. Elle ne faisait ni trop jeune, ni enfant. Dotée au contraire d'un charisme indéniable, elle possédait un charme tout à fait unique et presque troublant. Néanmoins, et malgré un style attirant et surprenant, elle n'était définitivement pas le style de Nobu. Alors … qui était-elle ? Et que lui voulait-elle ? Et pourquoi ce mépris évident dans ses prunelles dilatées ? « Je n'ai pas la journée. » ajoutai-je sèchement en glissant les mains dans les poches de mon peignoir. « Alors si vous avez quelques insultes à cracher ou une explication pour cette intrusion en plein milieu de l'après midi, dites les maintenant. » Je n'aimais ni sa façon de me regarder, ni celle qu'elle avait de serrer les lèvres comme si elle attendait le bon moment pour déverser ce qu'elle dissimulait derrière ses deux grands yeux noirs. Silencieux, je me contentai de l'observer, sans songer une fois à lui révéler ma véritable identité. Au contraire, je désirais qu'elle se méprenne et qu'elle trahisse les raisons de sa visite.

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And the future runs through our bones
We walked and drawn our lines, We put our weapons down, Our visions turned to gold and now we're blacking out, Now we're blacking out. Should we pull our feet through the gravel and stone, And the season's storm is gonna be unknown. Imagine we are higher than the sparrows, Casually we're breathing with the pharaohs, Tragically we fall just like the arrows, You will hear our voices echo.

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MessageSujet: Re: • and i feel life for the very first time (•) jun    Lun 7 Aoû - 14:46


and i feel life for the very first time ▬ Akhee
La pudeur, la méfiance, le retrait, ce caractère distant qui s'efface pourtant à ta simple vue. J'ignorais la crainte, celle qui écrouait la villageoise pour ne plus laisser qu'une furie. And I feel free for the very first time. Fière et vaillante, je t'ai imposé une volonté et une détermination pourtant cachées aux yeux du monde. De cette force dont j'ignorais tout, je t'ai accablé pour mieux t'apprécier.


Sac en main, je posais la main sur la poignée et m’arrêtais avant même de la tourner. « Et si je débarque je lui dis quoi ? Aish. » Dans un geste presque désespéré je jetais mon sac sur le lit, tournant les yeux vers le miroir qui renvoyant l’image d’une coréenne aux traits tirés d’une nuit passée à travailler. Mais l’inquiétude supplantait la fatigue, celle qui me faisait douter de la visite que j’avais prévue. « Tu ne sers vraiment pas à grand-chose Jun ! Et tu te dis une amie fidèle ? Comment est-il possible d’être aussi inutile ? » lançai-je à mon reflet. Je glissais une main dans ma crinière, la secouant comme pour m’aider à prendre une décision déjà arrêtée, et les lèvres pincées, j’échappais un soupir. Une frustration à peine exprimée avant de récupérer le sac qui gisait sur le futon que j’aurais dû ranger. « Pour Yoon Hee ! » Les poings serrés, je passais la porte pour prendre la direction d’une demeure que j’aurais préféré ne jamais avoir à visiter. À chaque pas qui me rapprochait de cet énergumène, je ruminais les insultes que j’avais à son égard. Je me souvenais de l’air enragé de ma meilleure amie après leur première rencontre, et de son air dégoûté à chaque fois que leurs chemins se croisaient pour ne laisser qu’un goût amer après seulement quelques échanges. « Comment peut-on être aussi con ? » Les passants levèrent des yeux irrités vers moi avant de m’oublier. Je récitais mentalement tous les défauts, toutes les insultes qu’elle avait à son égard alors que j’arrivais dans ce quartier de la décadence et du luxe. S’il y avait bien un endroit dans lequel je n’étais pas à ma place, c’était celui-ci ! Une fois passé le tumulte des boulevards bordés de boutiques toutes plus luxueuses les unes que les autres, les rues serpentaient pour laisser apparaître des résidences et des villas. Il me fallut de longues minutes avant d’enfin trouver le bâtiment que je cherchais. Imposant, puant l’argent à des kilomètres j’étais sûre de ne pas me tromper en voyant le numéro accroché au portail dont l’or luisait sous les rayons du soleil pour écraser un peu plus la petite campagnarde que j’étais. Je me sentais insignifiante en passant le portail, ridicule lorsque j’arrivais près de la porte d’entrée et minuscule lorsqu’un homme aux traits tirés m’ouvrit la porte. « Kudo Shinobu ! » arguai-je. Je ne m’embarrassais pas de politesse, après tout, il s’était montré odieux avec Yoon Hee, comment pouvais-je lui accorder un semblant de courtoisie ? Néanmoins, le pauvre homme qui m’avait ouvert ne méritait pas ma colère, elle n’était dirigée que contre l’héritier imbu et prétentieux, celui que je comptais gratifier d’insultes jusqu’à ce qu’il ploie et accepte de la laisser tranquille. J’offris un sourire contrit avant de m’avancer et de m’introduire dans une maison aux allures de musée. « Pourquoi est-ce que tous les riches ont le besoin d’afficher leur argent avec des œuvres d’art ? Aish… regardez-moi ça… » Tout semblait démesuré, à la fois hors du temps et moderne, la décoration me fascinait. Avaient-il réellement besoin de dépenser autant d’argent pour si peu ? Ne connaissaient-ils pas les plaisirs simples de n’avoir qu’un toit au-dessus de la tête ? D’une sécurité relative et pourtant satisfaisante ? « Bien sûr que non ! Tu es sans doute l’une des rares qui est comblée avec un studio miteux sur le toit d’un immeuble Jun ! » J’hésitais à les plaindre, ces pauvres gens désabusés par l’argent et qui ne connaissaient rien d’autre que le luxe, et les accabler d’une vie superficielle et dénuée de bon sens. Je me perdais à la contemplation des sculptures et autres tableaux quand un bruit se fit entendre. Les mots ne passèrent pas la barrière de mes lèvres. Je m’attendais à tout, sauf à ce qu’il daigne m’honorer de sa présence… en peignoir. Je le découvrais pour la première fois, et l’image dépeinte par Yoon Hee ne semblait pas correspondre. Je repoussais ce qui avait germé dans mon esprit tout ce temps, découvrant des épaules larges, et une musculature que j’imaginais sans problème à peine cachée par son peignoir. La peau halée qu’il arborait était ne correspondait d’ailleurs pas à la demeure immaculée dans laquelle il se trouvait. Comment pouvait-il à ce point faire tâche dans un décor qui était pourtant fait sur mesure ? La surprise étirait mes traits, arrondissait mes yeux alors que l’image que je m’étais faite de lui volait en éclat. Alors c’est toi Shinobu ? Tu as eu tort de t’en prendre à Yoon Hee ! D’un geste, je replaçais quelques mèches de cheveux, me débarrassant en même temps du peu de gêne et de pudeur face à l’énergumène qui osait s’en prendre à ma famille. « Pour moi ? » pouffais-je. « Oh je m’excuse de prendre de votre temps, vraiment vous avez l’air tellement occupé ! » Je pointais du doigt une tenue qui trahissait l’inactivité autant que son intelligence apparemment défaillante. « Intrusion ? Je pensais pourtant qu’on m’avait gracieusement ouvert la porte ! » Serrant les poings, j’échappais un sourire aussi brûlant que l’enfer, celui que je comptais déverser sur lui comme une furie. Un juste retour de la débilité profonde dont il avait fait preuve face à ma meilleure amie. Je fis abstraction du cadre épuré et de sa tenue sans doute aussi légère que ses mœurs pour lancer l’offensive. « Je vois que je n’ai même pas besoin de t’expliquer pourquoi je suis là ?! » Je laissais tomber la politesse et le vouvoiement, après tout, il ne les méritait pas. « Très bien, ça me facilite les choses ! Toi !  » J’avançais d’un pas, d’un regard furieux, d’un doigt accusateur. « Je pense que tu outres passe tes droits et tes privilèges, tu ne penses pas ? Tu n’es qu’un idiot doublé d’un con, de quel droit oses-tu rabaisser Yoon Hee ? Si tu n’as pas envie de la voir soit, restes dans ton coin, ton planning d’héritier doit être suffisamment rempli pour que tu évites de t’approcher d’elle ! » La tempête qui faisait rage dans mon esprit me poussait à faire un autre pas. « Tu crois qu’elle aussi a envie de se marier ? Tu crois que ta fortune l’intéresse ? Tu te mets le doigt dans l’œil et jusqu’au coude mon pauvre ! » Je n’accordais plus d’attention à ce qui nous entourait, je ne voyais que lui, ce crétin ahuri qui me faisait face. « Et cesses d’avoir l’air surpris, je suis venue uniquement te prévenir. Continues de jouer les imbéciles, continues à la rabaisser, oses encore une fois l’insulter ou la provoquer… » Il me fallut un dernier pas pour le rejoindre et attraper le col de son peignoir. « … et tu auras affaire à moi ! » Le regard triomphant, je tenais fermement le tissu en éponge dans un avertissement que je voulais presque terrifiant. « Je ne te laisserais de répit que si j’estime voir Yoon Hee épanouie, et si ce n’est pas le cas, je serais ton pire cauchemar. » Je lui promettais silencieusement d’être l’ombre qui le rattraperait, le démon avide de sang et qui se vengerait pour se repaitre de sa chute. « Me suis-je bien fait comprendre ? »  

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MessageSujet: Re: • and i feel life for the very first time (•) jun    Sam 19 Aoû - 0:12


and i feel life for the very first time ▬ Akhee
Le soldat s'est arraché à la guerre, au sang et à la mort. Mais les ombres le poursuivent et le submergent lorsqu'ils baissent sa garde. Malgré l'orgueil, malgré la force présumée, le soldat est toujours prisonnier d'une cellule sombre en compagnie de ceux qui sont partis, de ceux qui sont perdus. And I feel life for the very first time. Elle coule dans ses veines tandis qu'il la regarde, celle qui est venue sans être attendue et qui, d'un regard, réveille le combattant plus que celui qui a faillit lâché prise et offrir sa tête.


Son rire raisonna dans la pièce, brusque et inattendu, tandis qu'elle se recoiffait d'un geste empreint de sauvagerie. Mon sourcil tressaillit et s'arqua sur une pierre sombre piquée par la curiosité. J'en oubliais la fatigue, mon silence et la douleur de blessures à vif. Qui était-elle ? La question résonnait inlassablement dans un esprit ciselé par la vie militaire et les années passées sur le tatami. Muet, je penchai légèrement la tête et plissai les lèvres, sans relever l'ironie d'une entrée en matière qui ne m'apprenait rien si ce n'est sa colère. Qu'as-tu fait Nobu? Mais je doutais que mon frère ait la réponse à cette question. Il était désormais évident qu'elle ignorait son identité, puisque la surprise avait teinté son regard dès qu'elle m'avait vu, sans pour autant remettre en question le mépris qui coulait dans ses prunelles sombres. « Mr Bang ouvre gracieusement la porte même aux furies les plus caractérielles. Mais je ne partage pas forcément sa gentillesse ni son sens de l'hospitalité. Aussi, et si vous avez quelque chose à dire, venez en au fait Jun. » répliquai-je d'un ton aussi ferme que tranchant. Un sourire étira alors ses lèvres pulpeuses, en une esquisse rebelle et inamicale. « Et je vois que tu n'as pas besoin d'invitation pour me tutoyer. » relevai-je en glissant les mains dans les poches de mon peignoir. « Et pour répondre à ta question … si je le savais, je ne me serais pas fatigué à descendre. Je t'aurais fait raccompagner à la porte sans me soucier de tes états d'âmes, du moins si tu en as réellement. » La rage éclaboussa de nouveau ses pupilles fichées d'écarlate et la belle s'avança, bras levé et doigt pointé. Yoon Hee ? Immobile, je méditais sur les premières brides d'information que Jun venait d'éructer sans plus m'attarder sur les expressions tendues de son visage. Ainsi Nobu avait-il rabaisser une femme parce qu'il ne désirait plus la voir ? Dubitatif, je baissai légèrement la tête, puis la tournai vers la fenêtre. J'étais partit deux ans mais je connaissais mon jumeau. Il couchait rarement, si ce n'est jamais, avec une femme s'il n'éprouvait aucun sentiment à son égard. Alors … Marier ? « Pardon ? » Je n'avais su retenir les quelques lettres qui marquaient aussi bien la surprise que la colère qui ruisselait brusquement dans mes veines. Crispé, le soldat s'en était allé pour ne laisser qu'un frère à l'inquiétude morcelée par les prémices de la fureur. Mon père n'avait pas osé ? Un rire étouffé échappa à ma gorge contractée tandis que je plantais mon regard dans le sien. Elle s'était approchée et insultait la surprise qu'elle croyait lire en moi. Mais elle me connaissait d'autant plus mal qu'elle attrapa le peignoir dont j'étais vêtu pour illustrer physiquement la menace qu'elle jouait de sa langue. « Il n'y aura pas de mariage avec Yoan Hee. » claquai-je sans quitter l'étreinte obscure de deux amandes levées. Ses doigts s'enfoncèrent dans le seul vêtement que je portais. Tiré par ses paumes sous tension, l'encolure s'élargit, révélant un torse encore humide. La mâchoire crispée par une émotion vive, j'écrouai ses poignet de mes doigts fermes pour retirer ses mains du peignoir d'un geste brusque. La ceinture lâcha sous la vivacité du mouvement et le vêtement s’entrebâillât sans que je n'y accorde le moindre intérêt. « C'est toi qui n'as pas compris dans quelle maison tu mettais les pieds. Il n'y aura pas de mariage. Jamais. » Les dernières syllabes roulèrent dans ma gorge, aggravées par la colère qui ravageait mon regard. Sans lui laisser le choix, je la forçai à reculer en avançant vers elle. Je perçus la chaleur de son corps sur ma peau nue lorsque je m'approchai d'elle, et ce jusqu'à ce qu'elle dégringole sur le canapé à quelques pas derrière elle. « Ne bouge pas. » lui intimai-je en saisissant le téléphone qui attendait sagement sur la console près de l'accoudoir. D'un geste précis mais dur, j'appuyais sur les touches et portai l'appareil à mon oreille, le visage fermé. Les sonneries s'alignèrent mais les secondes ne firent qu'approfondirent la toile d'obscurité qui étouffait mes pupilles rétrécies. « Kudo Hideki à l'appareil. » « C'est ton fils. » sifflai-je entre mes dents. Le silence résonna puis mon père prit la parole, d'une voix brisée par un mélange de surprise et d'émotion. « Akira ….? » Je contractai la mâchoire, en un claquement brusque qui fit rouler la peau sur l'os. « Tu es à la maison ? » « Une amie de Yoon Hee est venue me rendre visite. Tu imagines sans doute ma surprise, puisqu'on s'était mis d'accord à propos de mariage. » « Akira, écoute ... » « Penses tu une demi seconde que je suis rentré à la maison pour apprendre que mon propre père n'a pas appris à s'occuper correctement de ses enfants ? Ce mariage … quelque soit le contrat que tu as passé, je vais le bousiller. Je t'avais prévenu. Tu as oublié ? » La menace contenue dans ma voix était d'autant plus réel qu'il s'agissait de mon frère. Ma moitié. Ce jumeau abandonné deux ans plus tôt et qui voyait sa vie lui échapper parce que son aîné s'était barré. « On en parlera quand ... » Je raccrochai, exténué par les excuses d'un père qui me décevait sans même que j'ai pu revoir son visage une dernière fois. Et pourtant, quelques semaines plus tôt, il faisait partit de ceux que j'avais souhaité revoir plus que tout. Pour discuter et apaiser les tensions qui nous avait séparé avant mon départ. Mais il n'avait pas changé. Il manipulait de nouveau les vies de ses enfants sans songer aux répercussions. Et s'il pouvait jouer avec la mienne, celle de Nobu … Je baissai la tête et lâchai le téléphone sur la console, le visage d'autant plus tendu que j'avais la sensation d'avoir provoqué la situation. Je relevai la tête et me tournai vers Jun, sans me préoccuper des émotions peint sur son visage. « Puisque tu es venue jusqu'ici pour défendre ardemment ton ami … tu vas me dire mot pour mot ce qu'elle t'a dit. » lui intimai-je en la regardant fixement, mains sur les hanches. «  Et la raison pour laquelle elle s'engage dans ce mariage puisque ce n'est pas pour l'argent. » Si la naïveté n'était pas un des défauts de cette femme, ce qu'elle assurait était une bonne chose. Hors, et si Yoon Hee vivait la même injustice que Nobu, elle n'aurait aucun mal à reculer et à refuser ce mariage avec un peu d'aide. « Tu vas me révéler ce que tu sais puis tu appelleras Yoon Hee pour lui dire que je l'aiderais à annuler ce mariage. D'après ce que tu me dis, elle devrait m'aider diligemment. N'est-ce pas ? »

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MessageSujet: Re: • and i feel life for the very first time (•) jun    Dim 3 Sep - 12:17


and i feel life for the very first time ▬ Akhee
La pudeur, la méfiance, le retrait, ce caractère distant qui s'efface pourtant à ta simple vue. J'ignorais la crainte, celle qui écrouait la villageoise pour ne plus laisser qu'une furie. And I feel free for the very first time. Fière et vaillante, je t'ai imposé une volonté et une détermination pourtant cachées aux yeux du monde. De cette force dont j'ignorais tout, je t'ai accablé pour mieux t'apprécier.


Mr. Bang ouvre gracieusement la porte même aux furies les plus caractérielles. Je ne savais si je devais me sentir flattée d’avoir pu faire une entrée en matière remarquée. « Je n’use de politesse qu’à ceux qui en font preuve. Alors non, je ne pense pas avoir besoin d’invitation pour parler plus directement ! » Son jeu d’acteur était impressionnant, comment pouvait-on ignorer et même nier à ce point ce que l’on infligeait à une jeune femme ? Mais il en fallait plus pour me faire reculer. J’étais venue défendre Yoon Hee bec et ongles, et je comptais lui rendre justice comme il se devait. J’y mettais les formes, crachant une colère qu’elle avait éprouvée et qui m’avait touchée, laissant les mots s’échapper sans même chercher à les retenir. Je ne gardais qu’une chose cachée, un secret qu’il n’avait pas à connaître. Mais les mots ne suffisaient plus, ils n’étaient que des paroles prononcées se distillant dans l’air une fois mes lèvres franchies. Je me devais pour elle, d’être un soutien infaillible, aussi je joignais les gestes à la parole, me rapprochant de cet idiot qui se pensait plus intelligent. Était-ce la richesse qui rendait à ce point stupide ? Je le couvrais de toute ma rage et mon ressentiment pour ce qu’il représentait et surtout pour un comportement que je me ferais un plaisir de lui faire regretter. Mais il continuait de jouer la comédie. Alors que la surprise se lisait sur son visage, je ne pus retenir un rire, certainement aussi bref que son intellect était limité. Engloutie par la haine qu’il m’avait inspirée à la minute où elle m’avait conté leur rencontre, mes doigts se refermèrent sur le col de son peignoir et je lui promettais, qu’il ne connaîtrait le répit auquel il aspirait en devenant un modèle de politesse et d’abnégation envers celle que je considérais comme ma famille. En demandais-je trop ? Non. Rien n’était suffisant pour combler et réparer les dommages qu’il avait causés. Je n’avais en revanche pas prévu ce qui allait se dérouler. J’étais loin d’imaginer que la rage éclabousse ses traits, que son regard se durcisse pour teinter ses iris d’un noir d’encre lui donnant l’air d’un tueur, je n’éprouvais pourtant aucune crainte. J’avais connue bien pire qu’une lueur glacée dans les yeux de mon opposant, et je savais que la colère et la tension ne cachaient rien d’autre que la tension ne saurait masquer, le calme et l’attente étaient des ennemis bien plus redoutables que la tempête. Sa réflexion me fit presque lâcher prise, mais il m’en fallait davantage pour croire les mots vides de sens d’un riche héritier incapable de prendre des décisions sans son cher papa. « Tu penses que je vais te croire aussi facilement ? Tu as eu un million de fois pour faire marche arrière et tu ne l’as pas fait ! » Je n’avais d’autre but que de le faire craquer, faire tomber cette fausse carapace qu’il portait pour exposer le chiot qui ne savait faire autre chose que de reculer et fuir la queue entre les jambes, et j’étais tellement concentrée que je ne dosais pas la force dans ma poigne. De cette emprise qui tira sur le tissu pour dévoiler un torse sculpté avant qu’il ne menotte mon poignet pour s’en défaire. S’il pensait que je lui accordais quelconque intérêt pour me sentir mal à l’aise, il se trompait. Et ce, même lorsqu’il m’obligea avec force à lui rendre sa liberté dévoilant bien plus que mes yeux n’auraient su voir. Un corps maculé de cicatrices, une peau tendue sur des muscles gonflés, je fus la première étonnée de rester impassible à ce point alors qu’il affichait sa nudité sans aucun problème, mais je pensais à Yoon Hee. La colère était mon moteur, et même si mes yeux glissèrent sur une virilité désormais non dissimulée, je ne m’y attardais pas. Trop concentrée son étreinte, sur sa main retenant la mienne. « Je n’ai pas compris ? Je pense au contraire que je sais exactement où je suis ! » éructai-je. Il n’y aura pas de mariage. Il pouvait me réciter cette litanie indéfiniment que je n’y croyais toujours pas. « Jamais ? » J’approchais mon visage du sien, consciente de cette proximité déplacée, de l’intrusion dont je faisais preuve pour lui souffler une vérité qu’il semblait avoir oublié. « Mais si tu n’as pas réussi à l’interrompre maintenant, qu’est-ce qui te fait croire que tu auras plus de cran maintenant ? N’essaie pas de te faire passer pour le héros que tu n’es pas Kudo Shinobu, tu ne connaitras le repos que lorsque tu auras appris montrer quelques signes d’intelligence ! » Je refusais de plier, et malheureusement pour moi, il ne semblait pas non plus enclin à accepter les critiques que je lui offrais sans m’interrompre. Au lieu de ça, il s’avançait pour me faire reculer, m’imposant un nouveau contact dont je me serais passée, d’un corps à la chaleur qui m’effleurait et d’une taille bien rendue plus impressionnante à chaque pas. Je me tordais le cou pour garder le menton levé, ne faisant preuve d’aucune faiblesse jusqu’à ce que mes jambes rencontrent le canapé sur lequel je basculais. La fureur enfla de nouveau au creux de mon estomac. Il m’avait manipulé comme un pantin sans même que je n’ai le temps de répliquer. « Tu me donnes des ordres maintenant ? Tu n’es bon qu’à ça ma parole ! » Je n’eus pas le temps de m’épancher davantage sur cette force dont il avait usé qu’il saisit le téléphone pour entrer presque immédiatement en conversation. Ton fils ? Il appelait son père ? Sur une simple visite de ma part, prenait-il enfin son courage à deux mains pour cesser d’agir comme un bon fils à papa ? J’écoutais la conversation sans comprendre. Ses enfants ? Il l’avait prévenu ? Mais de quoi ? Le mariage était-il prévu depuis bien plus longtemps ? Les questions tournaient en boucles dans mon esprit, incapable d’y apporter une réponse. Je ne comprenais plus. Pourquoi se montrait-il aussi tenace maintenant ? Pourquoi n’avait-il pas réagit avant ? Je ne voyais qu’une seule interprétation possible : il tentait de me faire gober ses mensonges en passant un coup de fil à son père, il tentait de brouiller les pistes. Pourquoi la conversation avait-elle tournée court dans ce cas ? Il me faisait face, cette insolence mêlée d’une détermination qui sonnait faux sans même se rendre compte qu’il avait l’air ridicule dans cette tenue. Le peignoir toujours ouvert, comment voulait-il que je lui accorde un tant soit peu de crédit alors qu’il m’offrait une vue qui commençait à me gêner. La pudeur se rappela à moi alors qu’il m’assenait de nouveaux ordres. « Te dire mot pour mot ? » Je quittais le moelleux du canapé pour lui faire face, droite et fière alors que le brasier à peine endormi ronflait à nouveau. « La raison ? Annuler le mariage ? Veux-tu bien arrêter de jouer l’ignorant. Tu as largement connaissance de toutes ces informations ! » J’attrapais brusquement l’un des pans de son peignoir pour le rabattre, les yeux plongés dans les siens. Je ne cillais pas, je me battais comme une lionne et comptais bien dévorer le mouton qui me faisait face. « T’aider ? Après la façon dont tu l’as traité ? Après la façon dont tu lui as parlé ? » Je répétais le même mouvement avec l’autre pan de son vêtement, m’assurant de serrer comme je le pouvais ce peignoir apparemment récalcitrant pour nouer la ceinture avec force dans des gestes loin d’être un modèle de douceur. Mes doigts restèrent accrochés au nœud, refusant l’éventualité que sa nudité ne soit une nouvelle fois révélée. « Arrête ton cinéma. Pour qui est-ce que tu essaie de te faire passer ? » Il me prenait pour une idiote et l’agacement glissais sournoisement dans mes veines, me rendant incapable de supporter davantage cette image qu’il tentait de me renvoyer. « Oh, j’ai compris, tu es un double gentil c’est ça ? Et celui que Yoon Hee a vu est donc le jumeau maléfique ? » riai-je « Tu me prends vraiment pour une imbécile ! » Les dents serrées, les doigts toujours crispés sur le lien en éponge, j’ouvrais la bouche pour à nouveau le gratifier d’insultes qu’il méritait amplement lorsqu’une voix se fit entendre. « Akira ? Vous et votre frère, Shinobu dinerez ici ce soir ? » Je tournais le regard vers l’homme encore concentré sur la pile de papiers qu’il tenait. « Je peux demander à ce que l’on vous prépare le repas, sauf si bien sûr vous souhaitez sortir… » Il releva les yeux et s’interrompit en nous découvrant, la furie aux mains fermement accrocher à la ceinture d’un riche héritier. Si je n’avais pas été la furie en question, j’aurais presque pu trouver cette situation drôle à en mourir de rire. « Oh je suis désolé, je ne voulais pas vous interrompre, continuez… » Affichant un sourire et un clin d’œil complice à mon tortionnaire, il s’éclipsa. Il avait posé une bombe sans même s’en rendre compte, et je ne pus tourner les yeux vers celui qui était toujours sous mon emprise. Je fixais l’aura que l’homme avait laissée dans son sillage, espérant qu’il réapparaisse pour clamer haut et fort que ce n’était qu’une vaste plaisanterie. Votre frère Shinobu ? Une minute… Ma respiration rendue difficile par une l’annonce brutale de celui qui m’avait généreusement ouvert la porte, je n’aurais jamais pu imaginer un tel dénouement. Je me raclais la gorge, cherchant la détermination qui m’avait conduit jusqu’à cette demeure aux allures de musée, relevant péniblement les yeux pour finalement croiser les siens. Une moue victorieuse affichée sur ce visage qui m’avait pourtant fait rager. « Je plaisantais pour le jumeau maléfique… » Les mots furent à peine soufflés avant que je ne le libère. « Akira donc… Et bien ce fut un plaisir de te rencontrer. » Les gestes incertains, je remis une dernière fois le col de son peignoir en place avant de reculer vers la sortie qui me semblait étrangement loin. « Bonne continuation ! » Sans attendre qu’il ne riposte, je me précipitais vers la porte pour sortir de l’enfer dans lequel je m’étais plongée comme une furie. Mais il fut plus rapide, me bloquant l’accès à l’extérieur, j’aurais dû me douter qu’il ne laisserait pas une fille apparemment inconsciente et téméraire partir gentiment après l’avoir affublé de sobriquets tous plus insolents et tranchants les uns que les autres. Dans un mélange de fierté et de culpabilité, je levais une nouvelle fois le menton. Je refusais encore et toujours de reculer. « Tu comptes me séquestrer ? » 

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• and i feel life for the very first time (•) jun
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