radio haneul rumeurbox


mettre içi la description

 

Partagez | 
 

 Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Invité
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   Mer 6 Sep - 21:01
Holding nothing back like it's our last dance

featuring. Teacup
Je trace lentement quelques mots sur ma feuille, ma tête appuyée sur ma main. Une larme roule sur ma joue et je l'essuie rapidement. Je me sens mal, comme souvent lorsque la nuit tombe. Sans savoir pourquoi, une angoisse s'abat sur mon être. La peur de ne jamais être quelqu'un de normal, de ne jamais plaire assez, de ne jamais être assez. Je déglutit avec peine en jetant un regard sur la nuit tombante, à l'extérieur. Encore une soirée passée seul dans ma chambre. Même m'être rapproché de mon frère n'aura pas su me faire sortir de cette solitude qui continue de me peser. Pourtant, je préfère être seul plutôt que de subir ce qu'il m'arrivait avant, lorsque je croisais quelqu'un. Je sais pas ce que je veux, voilà mon gros problème. J'entends la porte de la chambre s'ouvrir et je fais un bond sur ma chaise, traçant un grand trait de stylo sur mon devoir et je soupire. Pourtant, un sourire fleurit sur mes lèvres lorsque j'entends sa voix. « Hé Hye Sung, enfile un pull, on va à une soirée chez Dogsuli.  Parait qu'ils ont invité Yeowang en plus. » Je tourne la tête vers mon colocataire. Moi ? Il m'emmène à une fête, moi ? Je reste à le regarder bouche bée, sans vraiment percuter que je devrais bouger, faire ce qu'il me dit, faire quelque chose, n'importe quoi, avant qu'il ne me lance une piqure de rappel en s'arrêtant à la porte. « Alors, tu viens ? » Je me lève d'un bond en me rappelant ce que je me suis promis de faire. Participer à la vie de l'université, me fondre dans la masse, suivre les conseils de Byul, me faire des amis. Yunho est mon ami. Je me lève rapidement, comme un idiot j'oublie de prendre le pull qu'il m'avait conseillé de prendre et je sors à sa suite.

La maison Dogsuli est immense, luxueusement décorée, pleine d'art,
de décoration épurée, très virile en fait. Et pourtant l'ambiance y est déchaînée. Toutes les fraternités sont là, j'en vois certains boire un tonneau de bière, d'autre se servir des verres en mélangeant tous les alcools possibles, certains s'échangent des pilules dans un coin, j'aperçois une fille qui a enlevé son tee-shirt et mes joues prennent une teinte rosée. Je perds rapidement mon ami dans la foule, l'espace d'un battement de cils et il m'est impossible de le retrouver, c'est une fille au décolleté plongeant qui me met le grappin dessus à la place. Je tourne mon visage doux vers elle et esquisse un sourire à son égard. Et puis, elle me prend la main, m'emmène au bar. Elle me sert verre sur verre, elle me les mets dans la main et les pousse vers ma bouche en riant d'un rire charmant. Alors je bois, même si je déteste le goût de l'alcool ambré qu'elle me sert, même si après un demi-verre je n'arrête déjà plus de sourire, même si lorsque je le finis je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire. Même si je sens mes joues et mon oesophage brûler, même si elle se rapproche de plus en plus de moi, allant jusqu'à poser sa main sur ma cuisse, et que ça me perturbe. Ma tête tourne, les lumières rouges prennent une teinte démoniaque, je sais plus bien ce que je fais ici, mais je sais que je peux rire, avec la fille. Parce qu'elle est gentille, elle me frappe pas, elle m'insulte pas, elle me parle de sa voix douce, elle me dit que je suis beau. Et au fond, ça me fait plaisir, même si je ne sais que me dandiner sur mon tabouret, gêné. Je finis un autre verre, et elle me prend la main et m'emmène sans que je sache où. J'ai l'impression de sentir la Terre en mouvement, tout est en train de tourner, et moi, je tombe.
Revenir en haut Aller en bas
The Grim in your Teacup
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://404error-baby.forumactif.org/t541-teerapat-organized-chao
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Re: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   Jeu 7 Sep - 23:39
Holding nothing back like it's our last dance

featuring. SweetSung
Il traîne les pieds, les soirées des Dog étaient extravagantes, exhibant l'évidente fortune de la fraternité, comme si personne à la fac n'était au courant que les membres des Dogsuli étaient les plus fortunés, dilapidant les revenus de papa ou maman simplement pour leur bon plaisir. Et la musique était forte, l'alcool coulait à flot et certaines substances glissaient sous voire sur les tables, dédramatisées par des éclats de rire couvrant presque l'entêtante musique de la sono. Les yeux de Tee passaient d'une âme à l'autre, pesant le poids de leurs maux à l'image qu'ils renvoyaient, tantôt joyeusement ivres d'émotions, de sentiments, tantôt terriblement déchirés par la vie, le destin. Et il se tenait là, nonchalamment affalé dans un sofa, ses doigts agitant délicatement le liquide ambré qui roulait contre son verre dans un silence étonnant. Et il se sent étranger à cette magnifique décadence, à cette outrance affligeante, il n'a pas sa place au milieu de ses gens, n'en connaît pas la moitié, n'en apprécie pas le quart, mais il comprend qu'il n'a pas le choix, que même s'il n'a pas la même fierté que les autres à afficher le blason des Dog, il est l'un des leurs et tant qu'à devoir endurer leurs stupides démonstrations de pouvoir, autant profiter de leurs richesses. Finalement il se lève et finit son verre, parcourant la salle d'un regard las avant d'entrevoir un visage familier, doux, tendre, et avant même que son cerveau ait pu pleinement appréhender l'information, il est déjà en route, ses pieds trouvant par eux-même le chemin, par instinct, par nécessité. Et il pose une main sur le bar, son pouls accélérant petit à petit mais ratant un battement alors qu'il se rend compte que le petit être s'est envolé. Il hésite, peut être a-t-il rêvé ? Après tout, HyeSung n'était clairement pas le genre de personne à fréquenter ce genre de soirée, et peut être son désir de voir le brun avait-il dépassé sa capacité de perception de la réalité à un tel point qu'il avait complètement imaginé sa présence ce soir ? Son inexpérience des hormones amoureuses commençait à lui jouer des tours, il devait peut-être songer à consulter ? Il souffle et s'apprête à se resservir pour voir la soirée passer même juste un peu plus vite, mais son regard glisse au hasard des corps sur deux mains enlacées, le contact le dérange et il lève ses iris sur les individus. Merde. Il ne peut pas laisser ça se passer, il n'a pas du tout envie de savoir ce que HyeSung pourrait faire avec la succube dans les propres murs de sa maison de frat. Alors une fois encore, son corps bouge avant sa tête et il se retrouve à bousculer une pelletée d'étudiants bien trop saouls pour comprendre quoi que ce soit, enjambant les plus décalqués d'entre eux comme s'ils ne voulaient rien dire, et enfin, il est là. Et sa main glisse autour de ses épaules, caressant sa nuque au passage, provoquant une éclosion de sensations contre ses empreintes, propulsant une étrange vague de bien être contre son torse alors qu'il le tire contre lui d'une main ferme posée sur son épaule. « HyeSung. » Il lui sourit légèrement, dissimulant au mieux l'étrange affection qui envahit et brouille son esprit, appréciant la douceur de ses orbes un instant, résistant à la terrible envie de fondre sur ses lippes pleines. Son regard se relève et Teerapat n'a plus rien de doux, chaque angle de son visage menaçant, chaque ombre de son être ressortait alors qu'il croisait le regard de la belle et il fait confiance à l'état du jeune artiste pour oublier cet aspect de lui alors qu'il crache entre ses dents serrées. « Dégage. » Et il est impressionnant, son regard effraie, il est chez lui, il fait partie des maîtres de maison, elle obéit. A nouveau il observe le brun et décide que la fête est finie pour lui, poussant la porte d'un petit salon heureusement libre en guidant le plus jeune sur le canapé. « Comment tu te sens ? Un peu d'eau ? » Teerapat tente d'obstruer le son de son cœur, battant directement dans sa gorge, martelant ses tempes, écrasant chacun de ses gestes. Il glisse un doigt contre son front pour écarter quelques mèches et lui sourit, se voulant rassurant mais profitant égoïstement de ce peu d'attention qu'il gagnait de ces circonstances.

▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁

So he decides he's gotta do something to stop it from spreading but it's an illness that cannot be cured, no shot could ever save him from it. He tries to run, but the demon lives inside him and as his heart beats faster, he feels like he's gonna die from it. love.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Re: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   Ven 8 Sep - 18:08
Holding nothing back like it's our last dance

featuring. Teacup

Au moment où je suis certain de m'étaler par terre de tout mon long, le moment ou ma main relâche ma légère prise sur celle de la fille et où ma jambe me lâche subitement, je sens une main glisser sur ma peau, me rattraper fermement. Incapable de m'en empêcher, je glisse mon bras autour de la taille de celui qui m'attire contre lui, geste que je ne me serais jamais permit en temps normal mais l'alcool m'a complètement brouillé l'esprit, j'ai l'impression d'en avoir le droit, j'ai confiance en moi, j'ai l'impression de pouvoir faire ce que je veux, être qui je veux ce soir. J'ai l'impression d'avoir le droit de rire, de toucher les gens, de leur parler, de suivre une inconnue à l'étage. Je tourne ma tête vers l'homme et me retrouve face à un visage doux et fier, mon esprit n'arrive pas à faire de rapprochement, je ne sais pas qui c'est. Pourtant, je lui retourne un fragile sourire tandis qu'il prononce un mot que je ne comprends pas non plus. Le brouillard autour de moi semble s'intensifier de minute en minute, j'ai envie de vomir, j'ai envie de dormir, de m'allonger, de ne plus exister, juste une minute. Mes yeux toujours rivé sur mon sauveur, je vois son visage s'assombrir, je le vois cracher un mot à la figure de ma nouvelle amie, je voudrais demander pourquoi il fait ça, mais ma langue pâteuse est trop lente à réagir et avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, une force irrésistible m'entraîne à travers la foule, m'emmène dans un petit salon, et je ne le lâche pas, parce qu'il est mon pilier et que sans lui, je serais inerte sur le carrelage, surement seul. Voyant un canapé, je m'affale dedans, et je gémis, mal à l'aise. Parce que rien ne va, parce que j'ai trop chaud, envie de vomir, soif, parce que j'aimerais voir certaines personnes, parce que j'ai envie de danser et de dormir en même temps, parce que je ne sais pas quoi faire pour que la terre arrête de tourner aussi vite. « Comment tu te sens ? Un peu d'eau ? » Je tends la main pour prendre le verre d'eau, mais je finis par m'allonger, laissant mes doigts glisser sur le verre sans le prendre. Et je le sens, au plus profond de moi, c'est comme avant, quand je mangeais. Je peux pas. « Je dois vomir. » Et je sais que c'est peu ragoûtant mais je m'en fous. Je sais que quand j'aurai vomi je serai plus léger, j'ai l'habitude de glisser mes doigts dans ma gorge, j'ai pas peur. Et j'ai la naïveté de croire que ça règlera tous mes problèmes, que je serais sobre à nouveau, alors je me relève, j'essaie de marcher droit jusqu'à atteindre l'évier mais je manque de me casser la figure deux fois, me rattrapant de justesse aux meubles. Je finis par m'appuyer contre l'évier, fermant les yeux deux secondes, sans penser un instant au fait qu'il soit là et me vois. Mon esprit serait bien incapable de se concentrer sur deux choses à la fois à ce moment là, et il est bien trop occupé à guider deux de mes doigts dans ma gorge. Un torrent de liquide ambré cascade de ma bouche et je laisse de l'eau couler pour l'effacer. Des larmes s'échappent de mes yeux, vieille faiblesse réveillée par les souvenirs que font remonter mes gestes. Je vomis jusqu'à n'avoir plus rien à vomir, je passe soigneusement mes mains sur l'eau et me rince la bouche. Mon corps se souvient de tout comme si je l'avais fait hier. Je passe ma main sur mes yeux et retourne m'asseoir sur le canapé, beaucoup plus léger, comme je m'y attendais. Je finis quand même par sourire à celui qui m'a aidé et mon cerveau malade finit par faire le lien. « Teerapat ! » Mes joues rougissent violemment. Je le connaissais, et je ne l'avais pas reconnu. Je me souviens de lui parce qu'il est un de ceux qui m'ont parlé avec douceur depuis que je suis arrivé à la Haneul. Et je me souviens de chacun de leurs prénoms; des mots précieux pour moi, leurs prénoms. Je baisse les yeux, la tête même. La honte me ronge, et pourtant je ne peux retenir un sourire. J'ai envie de rire, j'ai l'impression que la soirée va bien se passer maintenant, que je vais mieux. Je remonte le regard pour croiser le sien et quelque chose me frappe de plein fouet.
« T'as ton téléphone ? Je dois appeler quelqu'un ! » C'est très important. Parce que je dois lui dire, parce que je peux lui dire maintenant. Et il n'y a qu'un prénom qui martèle mon crâne à cet instant. Dae Won.
Revenir en haut Aller en bas
The Grim in your Teacup
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://404error-baby.forumactif.org/t541-teerapat-organized-chao
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Re: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   Dim 10 Sep - 1:05
Holding nothing back like it's our last dance

featuring. SweetSung
Il le couve du regard, après tout, il n'avait pas souvent l'occasion d'observer le jeune homme sous cet angle, sans défense, démuni, à la fois bien plus léger et beaucoup plus lourd qu'à l'ordinaire. Il fronce les sourcils en l'entendant et acquiesce en poussant le verre sur le côté, se levant directement pour ouvrir une des fenêtres, abandonnant quelque peu l'artiste à sa galère pour trouver le chemin du lavabo, mais il ne semble pas si mal s'en sortir car lorsqu'il se retourne, un léger courant d'air dans le dos, il trouve le jeune homme penché sur le lavabo à rendre tout l'alcool qu'il avait pu ingurgiter. Grimaçant doucement, il s'approche du plus jeune pour caresser son dos doucement, essayant d'apaiser un peu le mal tout en faisant abstraction de la situation. Il était clair que Teerapat n'était habituellement pas le genre de gars qui venait tenir les cheveux des gens au dessus des toilettes, leur caressait le front ou tentait d'apaiser leurs maux avec des aspirines ou de l'eau fraîche, mais après tout, on ne pouvait pas vraiment dire que HyeSung était n'importe qui non plus, c'était même loin d'être le cas, son pouls battant fortement juste derrière ses oreilles lui rappelant à chaque instant son affection pour le plus petit. Alors sa main glisse et danse entre ses omoplates, profitant de chaque courbe, des montagnes créées par les os, des vallées mimées par sa chair, il sait que le sentiment d'enivrement serait plus fort encore si seulement il pouvait glisser cette barrière de tissu hors du chemin de ses empreintes. Mais il se retient, car l'innocence dont déborde le jeune étudiant en médecine vétérinaire ne méritait pas cela, il méritait mieux. Le thaïlandais est surpris à cette exclamation de son prénom, et son propre visage se réchauffe d'un sourire satisfait à la réaction du plus petit, décelant une certaine gratitude mêlée à de la confusion. Bien qu'il venait de vider son estomac, il semblait encore perdu dans les brumes de l'alcool qui courait toujours dans ses veines à chaque battement de son cœur. « Bien sûr, sinon qui d'autre ? » Il lui fait un léger clin d'oeil, pas aussi sûr de lui qu'il n'aurait voulu l'être car au fond, peut être souffre-t-il plus qu'il ne souhaite l'avouer du fait qu'il ne l'ait pas reconnu. Et il se sent idiot, car après tout, il doutait même que le brun se soit souvenu de son propre prénom quelques instants auparavant. Il hausse un sourcil, surpris, et sort son portable de sa poche, le gardant pourtant dans sa main. « J'ai mon téléphone, oui, mais... » Il était un peu réticent à l'idée de l'aider à contacter quelqu'un d'autre. Alors n'était-il pas digne de prendre soin de lui ? Ne méritait-il pas la reconnaissance due au sauveur de l'histoire ? Ne pouvait-il pas être le héro de cette histoire au moins ? Et comme automatiquement, sa main glisse son portable dans sa poche arrière et glisse une main contre la hanche du cadet, comme pour le supporter, conscient pourtant de l'état considérablement moins ivre de son vis-à-vis, mais il ne se rendrait pas pour autant compte de ces excès de contact, si ? « On devrait prendre un peu l'air d'abord, t'es encore pas mal parti là... Tu veux appeler qui ? » Il n'était pas curieux, il était jaloux. La nuance était fine et s'il ne lui avait pas porté une attention particulière, cela aurait pu être une simple question amicale, s'intéressant à la vie de son ami comme n'importe qui le ferait. Mais au fond de son esprit, une griffe venait gratter son palpitant, vicieuse de possessivité, envahissante de jalousie, malade d'envie. Et il l'aide à se poser contre l'appui de fenêtre, une main toujours sur lui comme pour l'empêcher de trop se pencher et finir en bas dans les jardins. « Tu ne voudrais pas faire de bêtises, non ? Si c'est juste pour venir te chercher, j'ai ma voiture. » Il devait peut être essayer de le distraire de cette personne si importante qu'elle semblait devenir sa priorité à cet instant.

▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁

So he decides he's gotta do something to stop it from spreading but it's an illness that cannot be cured, no shot could ever save him from it. He tries to run, but the demon lives inside him and as his heart beats faster, he feels like he's gonna die from it. love.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Re: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   Mar 12 Sep - 16:32
Holding nothing back like it's our last dance

featuring. Teacup
Et Tee, il me suit, partout, comme mon ombre. Il pose ses mains sur moi, sans une trace de dégoût envers ma personne, pas même quand je rejette l'intégralité de ce que j'ai dans l'estomac. Et ses gestes sont doux. Et je pense, pendant un petit instant de lucidité, qu'il est l'une des personnes les plus gentilles que je connaisse. Et quand je recommence à marcher avec difficulté, il reste à côté de moi.  « Bien sûr, sinon qui d'autre ? » Il me regarde et je lui souris. Plus ça va, et plus je comprends que les gens aiment qu'on leur sourie. Je me dis que peut-être, si j'avais sourit plus tôt, les gens auraient arrêté de me détester plus tôt aussi. L'esprit embrumé par l'alcool, j'oscille entre moments de réflexions intenses et moment de flou absolu. Comme celui-ci, quand, lorsque Tee sort son téléphone de sa poche, et que je le vois l'éloigner de moi, le ranger dans sa poche arrière. Je me jette dessus, ma main attrapant la sienne, le sourire aux lèvres, je percute son corps du mien. « Tu comprends pas, c'est important ! » Oublié le fait que je suis qu'un moins que rien qui n'a pas le droit à la parole, à cet instant, je me sens presque normal, j'ai l'impression de pouvoir être qui je veux, faire ce que je veux, que personne ne me dira ou fera rien. Parce que Tee est comme un bon feu de cheminée en hiver, beau et rassurant. Je me sentirais presque accepté par quelqu'un lorsque je vois son regard doux se poser sur moi. Sa main glisse sur ma hanche, dans mon dos, il m'entraîne, il me laisse pas son téléphone et j'en aurais presque envie de pleurer de dépit. J'étais à deux doigts. À deux petits doigts d'appeler Dae Won et de lui dire enfin à quel point il était beau, à quel point il jouait bien, à quel point il était la personne la plus parfaite que ce monde ait porté. Ma seule et unique chance de lui confier que j'aurais pris une balle pour lui, j'aurais préféré mourir que de le voir mourir. Et dans un frisson, je me souviens que je sais ce que ça fait de mourir pourtant. Et ça me terrifie. Tee m'emmène jusqu'à la fenêtre sur le rebord de laquelle j'appuie mes coudes pour reposer ma tête. Mon regard se lève vers les étoiles en entendant sa question et je pense encore à celui qui hante mes pensées. Un astre dans toute sa splendeur lui aussi, mais dix fois plus rayonnant que ceux qui me surplombent à cet instant. Je réponds pas à sa question tout de suite, me contentant de regarder la splendeur de la nuit en écoutant le son étouffé de la musique. « Tu ne voudrais pas faire de bêtises, non ? Si c'est juste pour venir te chercher, j'ai ma voiture. » Je secoue la tête de droite à gauche et je murmure les mots qui suivent. « Non, je pourrais pas. » Je pourrais pas demander à quelqu'un de venir me chercher, pas moi, je préfèrerais rentrer en rampant que de déranger quelqu'un pour ça. Surtout pas lui. Je souris, je suis apaisé soudainement, je me sens bien pour la première fois depuis des lustres. Personne ne va me frapper ou m'humilier, personne ne va m'embêter, personne ne le peut, parce que rien ne m'atteint. « Je voulais lui dire qu'il est beau et que quand il est là je- » Je tourne mon regard désemparé vers Tee, parce qu'au fond j'ai jamais fait de lien précis avec l'admiration que je porte à Dae Won. Jamais avant ce soir. « Je voulais lui dire que je l'aime. » Des mots à peine chuchotés, des mots qui font peur, des mots qui tuent. Parce que la seule autre personne que j'ai jamais aimé, elle me renversait ses assiettes sur la tête, elle me frappait derrière la tête, elle me faisait volontairement tomber, elle me jetait ce genre de sourire méprisant en rejetant ses cheveux en arrière. Je la revois même écraser sa cigarette sur mon bras et j'en ressentirais presque encore la douleur, alors je plaque doucement ma main dessus. « Ca fait peur, non ? » pour les gens normaux. Je veux savoir si je suis normal ou pas vraiment. Peut-être bien que je serais obligé de faire semblant pour toujours, peut-être bien que je ne serais jamais normal au fond. « Toi, t'as peur quand t'aimes quelqu'un ? »
Revenir en haut Aller en bas
The Grim in your Teacup
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://404error-baby.forumactif.org/t541-teerapat-organized-chao
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Re: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   Mer 13 Sep - 14:50
Holding nothing back like it's our last dance

featuring. SweetSung
Il ne peut que faire cela, le suivre, parce que c'est tout ce dont il est capable, devant ce sourire simplement magique qui orne le visage de HyeSung, devant cette aisance si inhabituelle chez le Coréen, devant cette joie si naturelle qu'il était difficile de croire que le brun était d'ordinaire réservé, timide et ne parlait que s'il y était obligé. Teerapat ne peut que se complaire devant ces barrières oubliées, cette langue déliée, car c'était sans doute sa chance d'apprendre à mieux le connaître de sorte à pouvoir l'amadouer plus facilement lorsqu'il aurait dessaoulé. Il ne peut retenir ses mains, attirées par son corps, par ses formes, glissant contre le tissu de ses vêtements avec une légèreté insistante, parce qu'il sait qu'il n'aura sans doute que peu d'autres chances, parce qu'il voit dans son regard cette étincelle spéciale, cette petite flamme de passion, ce sentiment qui brûle comme un feu de forêt, et emporte sur son passage les maigres espoirs de Tee. Les mots du plus jeune creusent un peu plus le vide de sa poitrine,grattant peu à peu les parois de son palpitant, et si son sourire se fait plus difficile à maintenir, il le tient en place, néanmoins, car le moindre faux pas, un simple éclat de jalousie, gâcherait sans doute cette image de parfait gentleman qu'il avait aux yeux du petit brun. Donc, même si les mots qu'il prononce, si le ton qu'il emploie, si la douceur dans son visage suffisent à ce qu'il souhaite fuir de la pièce à grandes enjambées, il se force à acquiescer, l'air intéressé. « Ah... Tu as l'air dedans jusqu'au cou, non ? » Il ignore la plaie béante dont souffre son cœur, à nouveau, ignorant même jusqu'à ces souvenirs de son échec constant en romance, car y penser fait simplement trop mal. Et puis, sa main, qui glisse contre la joue de HyeSung, se régalant de cette chaleur contre sa paume, dévorant avec plaisir la douceur de cette tendre chair, ne lui donne pas la moindre envie de s'éloigner même un tout petit peu du plus jeune. Alors il souffle doucement à sa question, car elle l'effraie sans doute autant que lui, il sait que sa réponse n'était peut être pas la bonne, que ce qu'il a à dire est sans doute influencé par la triste histoire amoureuse qui étreint encore son passé, le tenant en otage. « Bien sûr que j'ai peur. Tout le monde a peur. Parce que tu n'es pas le seul concerné, en amour, tu n'es pas le seul paramètre. Rien n'est sûr. » Et il hausse une épaule en relâchant son visage, admirant les ombres glissées artistiquement sur son visage par la pure lumière de l'astre lunaire, accentuant encore la douceur de ses traits, la fragilité de son regard, la candeur de son sourire, le ravageant encore un peu plus, le tirant vers le fond, l'empêchant de se tirer de ce mauvais pas dans lequel il s'était engagé. Son cœur pompe soudain si fort qu'il peine à respirer, et se détourne donc pour observer la pièce, se concentrant sur tout ce qu'il pouvait, tant que ça ne concernait pas Hyesung. Il n'est pas le genre à pouvoir partager de bons conseils, à réciter de longs et beaux discours sur l'amour, sur les sentiments, sur le magnifique et si doux déroulement d'une romance, mais il ne pouvait pas laisser le cadet comme ça, à s'inquiéter pour ses sentiments. «  Mais il n'y a pas de raison que tu aies peur. C'est qui ? Je le connais ? Il va craquer, regarde toi. » Et il est incapable de le regarder à son tour, car un simple regard lui rappelle qu'il ne peut pas l'appeler sien, qu'il n'a pas le droit d'apprécier la tendresse de ses yeux, la couleur de ses lèvres, le timbre de sa voix, la douceur de son sourire. Il n'est pas à lui, et il ne peut lutter, il ne peut que lui sourire et espérer que ça passe.  

▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁

So he decides he's gotta do something to stop it from spreading but it's an illness that cannot be cured, no shot could ever save him from it. He tries to run, but the demon lives inside him and as his heart beats faster, he feels like he's gonna die from it. love.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
vas-y clic tu verras la vierge baby
MessageSujet: Re: Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)   
Revenir en haut Aller en bas
 
Holding nothing back like it's our last dance (Teatree)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Trac(k)back sur Colorado
» Bleach - Turn Back The Pendulum
» Bouton back to top
» Compte Fondateur changé = Back Up Impossible ?
» Perte de pannel d'admin suite à un back-up

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
maggle2night :: lendemains difficiles :: la poubelle. :: ‹ rps.-
Sauter vers: