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 rain song ϟ hara

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MessageSujet: Re: rain song ϟ hara   Lun 7 Aoû - 6:12
rain song

featuring. moon hara

Un léger fredonnement s'échappait des lèvres de Coco. Son regard cerné de noir voguait sur l'écran de son téléphone sans jamais se fixer sur un point précis. Mais ce qui la surpris plus qu'à l'accoutumé -même si son visage ne le décrit nullement- ce fut cette aisance avec laquelle le nouvel objet de ses lubies avait quémandée son assistance. Hara, qui s'aventurait à oser demandé sans aucun moyen détourné. Coco. Les pieds fixés au sol, ce buste qu'on tenait droit pour montrer une importance, ce regard insondable qui déstabilisait... Sa tête, non, son métabolisme entier refusait de travailler et de s'affairer à comprendre l'inexplicable de cette situation. C'était amusant de voir à quel point le destin pouvait avoir des semblants d'humanités. Plus que joueuse, Coco était tacticienne. Et si tactique il y avait eu en cet instant pour décrire l'être qui lui faisait maintenant face... Elle lui aurait surement accordée la carte du Joker. Un étincelle encore insaisissable qui n'avait pas décidé ce qu'elle voulait devenir. Qui en était encore à trouver la femme qu'elle voulait être et celle qu'elle pourrait être. Une enfant imprévisible. Sans doute étaient elles les pires.

▬  5 wons de l'heure, à un tel prix tu ne dois pas trouver grand monde.

Coco.
Elle avait sur son visage ces espèce de masques aux fards habilement travaillé propres aux femmes de leur siècle, mais il était difficile de dire s'il s'agissait de maquillage ou d'une expression soigneusement composée, tant de choses se ressemblaient après tout. A l'image de la haine et de l'amour. Elle palabrait dans l'inconfort de leur situation avec cette voix chuchotante et ces demi-rires étouffés d'un conciliabule de femme au milieu desquels il y aurait un homme. Coco avait cet air mutin qui allait de paire avec les confidences comme les affres du plaisir. Elle avait ce ton affectueux dont les amantes s'enorgueillissait dans un délicat chuchotement glissé au creux d'une oreille délicatement ourlée.

▬ Demandes toujours.

Peu à peu, le flot des mots, toujours poussé du coeur de l'oesophage par le souffle éperdu, tourbillonne, déborde, rouge, use et efface les barrières.  Il y avait autour de cette scène un tel parfum de facétie, un tel charme de fausse vertu que la lune aurait tôt fait de cacher les marques cravachant sa face. Il n'y avait plus à paraitre des pieds à la tête dans cette étrange sphère, dans le monde de Coco. Il suffisait simplement de se dresser comme une impitoyable lionne. Cette triste artisane du malheur ne craignait rien, pas même la marque du temps, pas même l'emprise des âges. Coco faisait une piètre amie, elle le savait bien. Il y avait trop peu de chose en elle pour que quelqu'un puisse s'y raccrocher. Et elle avait trop peu à offrir pour qu'on souhaite réellement s'y attacher. Coco était nocive. Une lumière entêtante dont on souhaitait s'approcher mais qu'il ne fallait surtout pas s'aventurer à toucher. On s'en brûlerait.
Et pourtant, pourtant il y avait quelque chose de fascinant dans cette femme amer, dans cette Dame de Fer. Il devait bien y avoir un secret à déterrer sous ses paupières clauses, pour que tant de gens s'y laissent prendre. Pour que tant d'indélicats s'y abandonnent.

Coco, Coco elle descendait déjà les escaliers en tenant son sac, un écouteur enfoncé dans une oreille, avec son regard qui perçait les nuages. Elle se tournait maintenant vers  Hara, inclinant simplement son buste dans sa direction, les sourcils haussés dans cette moue candidement provocante, indéniablement espiègle, vaguement amical. Proche. Trop proche. Elle était sans honte Coco. Qu'importe qu'on la connaisse depuis des années ou seulement une poignée de seconde.

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Elle avait un goût de toi.
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MessageSujet: Re: rain song ϟ hara   Mar 8 Aoû - 22:04
rain song

featuring. hogan coco


tenue + Il y avait des mots qui ricochaient dans sa tête, des éclats de syllabes scintillants ayant aveuglé sa propre façon de penser, égratignant son crâne amoché. Des « jeune fille sage » et « bonne enfant » qui façonnèrent sa façon de se comporter face à la vie. Elle était semblable à un mur fissuré qui ne pouvait plus retenir l’eau éclatant derrière elle…l’existence ruisselait contre elle et tout ce qu’elle faisait, toujours plus sévère toujours plus dure. Ses vagues semblaient être aussi tranchantes que l’acier, découpant son corps, faisant saigner ses genoux bousillés par ses courses incessantes. Et la manière dont l’écume avait de mousser contre ses tympans l’assourdissait, elle avait l’écho des cris des baleines, hurlant sa propre fréquence 52. Seule. Seule lorsqu’elle comprit ce qui se tramait derrière le papier-glace des photographies. Seule lorsqu’elle vit dans les yeux de sa mère la déception. Seule lorsqu’elle l’entendit une fois, pleurer, les lèvres écorchées par le vin. Seule lorsque son frère s’abandonna aux démons de son esprit. Seule quand il fut renvoyé de la maison. Cette solitude rampante qui plongeait ses ongles dans sa chair, lacérant sa peau, laissant ses traces abominables, la tatouant de rouge et de cicatrices diverses. Il y en avait quelques-unes sur ses cuisses, des traces invisibles sur ses poignées…cette solitude qui voguait dans son cœur le faisant battre à un rythme différent que celui des autres. Elle voulait appartenir et ne pas être possédée à la fois. La peur d’aimer et celle d’être aimée. Hara regardait au loin, frôlait de ses doigts les vies déferlant sur les magazines qu’elle feuilletait le regard perdu et vide, ou celles qu’elle lisait dans ses bouquins étrangers, le souffle coupé, le bovarysme empoisonnant jusque la moelle de ses os. Elle détestait la quiétude dans laquelle elle était plongée, la fausse sécurité qu’elle voulait briser…des chaines la retenant aux fantômes d’un passé qu’elle s’inventait parfois, par manque de photographies d’anniversaire, ou d’amis sincères. Sous la tempête remuant la carcasse de l’océan, le monde était d’une calme morbide…lorsque, le pied attaché à une ancre, elle se laissait porter jusqu’aux gouffres de ses cauchemars, elle relevait les yeux vers cet autre univers enragé. Elle ne savait pas ce que c’était de porter une fiévreuse haine, ou colère. Elle ne savait pas ce que c’était d’aimer avec véhémence et jalousie. Elle ne savait pas ce que c’était de rire à en pleurer, à en avoir mal au ventre et avoir envie de recracher ses organes ; elle ne savait pas ce que c’était de patienter tendrement, les paupières closes, dans le plaisir. Tout ce qu’elle avait expérimenté était des brouillons de destinées coupées trop vite. Elle aurait pu emprunter tellement de chemin, avoir planté tellement d’arbres aux branches diverses…elle se retrouvait comme Plath, devant un monstrueux qui ne lui inspirait que confusion. Que des brouillons. Des traits directs, embrouillés, cochons et sales. Ils n’étaient pas beaux, pas officiels. Des prototypes de battements de cœur, de sourires, d’extases diverses. Son premier amour ne l’avait jamais aimé correctement, sa famille n’en avait jamais été une, son être ne s’était jamais pleinement formé…elle était cet espèce d’embryon trop grand pour le ventre de sa mère, trop petit et pas assez évolué pour la réalité.
« 5 wons de l'heure, à un tel prix tu ne dois pas trouver grand monde. » elle soupira, peut-être d’amusement secrètement, peut-être d’agacement aussi quelque-part. Et elle regardait ce patchwork d’idées terribles et de crayons reposant devant elle…c’était aussi minable qu’elle l’avait imaginé dans ses pires cauchemars. Le papier s’accrochait à la pulpe de ses doigts par endroit, déchirant sa paroi vierge, laissant des traces grises un peu partout sur la blancheur. Puis elle sentit la présence de Coco et ses pas félins, son ombre projetée sur sa propre personne, la masquant des quelques rayons argentés qu’elle avait pu capturer du temps grisâtre. Relevant la tête vers sa ténébreuse compagne de pluie, elle ne put contenir dans ses mains le petit rictus de gratitude qui détendit ses traits si tirés par la fatigue et l’anxiété. Ils semblaient être creusés maladroitement par les éclairs de la journée, réfléchissant encore par endroit l’électricité violacée. « Pour commencer, » elle se redressa et attrapant le bras de Coco, elle la tira de l’autre côté – là où elle ne contrait pas la journée. « place-toi ici. » croisant les bras, elle réfléchit avant d’ajouter, « et bien vas-y pose, » d’un air qui présager que cela devait lui être évident. « tu seras ma modèle pour les croquis que j’ai à rattraper, je n’ai plus les mesures des silhouettes et je n’ai pas l’esprit à jongler avec les nombres actuellement. » sondant de haut en bas Coco, elle murmura presque à soi-même « Grande mais pas idéale. » puis repartant de voix haute, pimentée d’une humeur soudainement plus vive elle reprit « Bon on arrangera ça sur le dessin, n’est-ce pas ? » puis de son crayon elle vint tapoter une des hanches de la demoiselle française, « Par ailleurs, je te conseille de maigrir un peu par ici, » et un autre petit coup sur son bras « et là, ça n’est pas très joli. » Hara avait cette obsession pour la minceur, sale tragédie qui la déversait entière dans la cuvette des WC. Le goût plâtreux de ses médicaments sur le palet, celui du café rongeant le fond de sa gorge, la clope pendant à ses lèvres, ses cernes la couronnaient d’un problème physique qu’elle couvrait d’artifices. Il était difficile de percer à jour le secret qu’elle portait…elle semblait si rayonnante, lorsqu’elle ne réfléchissait que la lumières de quelques autres. Se penchant de nouveaux vers ses papiers, elle commença à tracer des traits divers, lançant des regards de pur intérêt à la Hogan qui n’était plus qu’un simple objet. Elle la calculait, suivait le régime de ses calories qui glissaient sous sa peau, puis la masse de ses muscles, travaillant son imc avec quasi-exactitude dans sa tête. Hara était devenue une professionnelle dans ce domaine, elle était capable de réciter par cœur le taux de gras ou de calories se trouvant dans un aliment et de faire des additions, multiplications casse-têtes pour savoir combien il fallait faire de montées d’escaliers pour les perdre. Et presque mécaniquement, elle le faisait aussi pour la française dont le corps pouvait en faire jalouser plus d’une. Sauf Hara. Hara qui la trouvait trop grosse, trop voluptueuse, trop sensuelle et pas assez esthétique. Pas assez compatible avec les défilés, pas assez grandes, pas assez mince, pas assez belle, pas assez charismatique, pas assez photogénique, pas assez…et toujours cette déception flottant dans les iris de la mère Moon. « C’est pour toi que je dis ça, tu as de jolis traits, mais ils sont invisibles à cause de tout ce que tu dois manger. » finit-elle par dire du même ton monotone que la Kate Moss coréenne aurait pu le faire. « Reste tranquille, sinon je vais devoir tout recommencer. » puis la concentration troublait son front, appuyant sur ses nerfs actifs.

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MessageSujet: Re: rain song ϟ hara   Ven 11 Aoû - 4:37
rain song

featuring. moon hara

Poses.
C'est une demande qui la ramenait à un autre temps, en de tout autres lieux, sous la ciel bleu parisien, dans une chambre étudiante, perchée sous une mansarde. Avec Jean. Son premier amour. Jean et ses livres par centaines qu’il lui apportait en cachette, glissés sous l’épaisseur d’un matelas, au sommet d’une armoire. Cachés dans chaque recoins. Des livres de contes. Des bouts de rêves qui s’étalaient sur des pages et des pages de papier glacés. Jean qui pensait que les autres n'avaient pas grand chose à lui apporter, que personne, au fond, n'était susceptible de l'intéresser. Evidemment, elle n’avait pas grand chose à lui offrir, Coco. Elle n’avait ni la poésie d’un recueil, ni le verbe éloquent, mais il l'avait tout de même laissée entrer dans son monde, par cette porte dérobée qu’il avait laissé entre ouverte en se penchant à sa fenêtre. Il se tenait sur ses gardes pourtant, près à l’en éjecter au moindre faux pas. Et il ne l’a fait qu’une seule fois, le jour où elle a hésité, où elle n’a pas put choisir entre lui et son mode de vie. Boom. Ca l’aurait déchirée, écorchée. Brûlée à l’acide. Et peut être que ça l’a fait, que ça l’a écorchée et que ça l’a brûlée. Il suffit de la voir. Avant. Après. C’est comme un glacier après la fonte des neiges. Parce que personne désirait la regarder en face, une ruine trouée de part en part. Mais Coco, elle s'en souvenait encore. De ses rêves, de la capitale, qu'ils pouvaient passer des soirées entière à se terrer dans sa chambre. Elle s’y glissait toujours lorsque la propriétaire s’absentait. Elle retrouvait Jean, son Jean. Avec ses livres, ses murmures, ses mensonges volontaires,  et elle se sentait princesse de cet étrange royaume. Et plus tard elle a eut seize ans, et elle l’a aimé comme elle n’avait jamais aimée personne. Désirée, aussi. Jean était le premier homme pour qui elle s'était entièrement dévoilée. Celui qu'elle avait surprit à la redessiner dans son habit de nue, après l'amour. Qui la capturait parfois, lorsqu'elle ne le regardait pas. Qui plus rarement, le lui demandait de cet air faussement autoritaire: Poses pour moi. Mais le monde se réinventait. Le lune reprenait son échapper. Et sous ses yeux, tout s’effondrait. Jean qui un jour la lâchait. Parce que Coco, dans le fond, elle n'était pas comme il le voulait. Alors Coco, ce fut soudain sur son visage, ce drôle d'air qui la détaillait alors que machinalement, son corps s'animait. Coco qui brièvement lui revenait. A Jean.
Son premier amour parisien.

▬  Point de vue... intéressant.

Elle dit, et sa voix flotte avec légèreté, glisse sur les chaires sans une seule goutte d'acidité. Hara, elle voulait bien croire en sa neutralité. La demoiselle ne semblait pas chercher l'humilier, mais simplement à constater. Constater une graisse que mademoiselle Hogan ne pouvait déceler, une rondeur disgracieuse qu'il lui aurait fallut effacer. Coco mangeait peu, son mode de vie ne lui permettait pas de prêter grande attention à son alimentation, et si son cycle nutritionnel devenait peu à peu un incommensurable bordel, son amour pour le sport et - disons le clairement- son métabolisme en somme tout à fait favorable, suffisait généralement à faire le reste. Alors oui, Coco n'était pas grasse. Certains, bien au contraire, s'aventuraient à mettre l'accent sur sa minceur et il n'était pas rare de voir les commentaires moqueurs poindre sur son fil d'actualité à ce sujet. Une généralité que ne semblait pas rejoindre la jeune Moon. Non pas que la jeune femme s'en souciait, les remarques sur son corps, Coco les écartait. Mais tout ceci l'intriguait. Etait-ce la mannequin qui parlait lorsque Hara écartait les lèvres? Ou s'agissait-il de tout autre chose? Quelques vestiges d'une vie passée aux côtés d'un mannequin de renommé international, par exemple.

▬ Dis moi Hara, as-tu déjà trouvée quelqu'un parfaitement beau? Physiquement parlant j'entend.

Elle ne savait même pas pourquoi.
Pourquoi elle lui demandait cela. Pourquoi elle gardait cette pose alors que sa séance de boxe lui avait ruinée les nerfs et les jambes. Pourquoi ça avait toujours été difficile avec Hara. Pourquoi la brune lui mettait les
nerfs à fleur de peau. Pourquoi elle ne pouvait s'empêcher de songer que cette fille là n'était pas comme les autres. Qu'il lui arrivait parfois de lui esquisser une profondeur qu'elle s'imaginait sûrement. Coco et Hara. Hara et Coco. Un désamour perpétuelle qui pourtant les rapprochait bien plus qu'un amour fraternel. Hara s'accrochait à Coco tout comme Coco s'accrochait à Hara. Elles se connaissaient sans se connaitre dans le fond. Elle s'amusait l'une l'autre, se distrayait l'une l'autre, s'élevait l'une l'autre. Car que pouvait-on faire si ce n'est offrir le meilleur lorsque l'autre supposait déjà le pire? Oui Hara, peut être bien qu'elle n'avait voulut voir que tout ce qu'il y avait à jeter chez Coco. Mais on ne pouvait nier qu'elle avait également vue le reste, ces petits tous, ces petits riens qui les  rattachait l'une à l'autre. Il y avait surement un bout de Coco chez Hara, un bout un peu décousu, un peu mal foutue d'enfant perdue. Peut être qu'Hara n'avait pas encore trouvée sa route. Entre ce qu'elle voudrait être et celle qu'elle devait être. Ce qu'elle pouvait être aussi. Alors oui Coco, ça l'intriguait. Alors Coco, elle demandait. 

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