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 Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun

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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Lun 17 Juil - 20:36
[quote="Liu Sun Hee"]
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Liu Sun Hee
Ce n'était pas comme si mon corps n'était pas habitué à l'effort. Ce n'était pas comme si j'avais réussi à développer mes épaules avec la pole dance et que je ne musclais pas mes cuisses avec le basket. Et pourtant je gardais une silhouette assez menue. Pourquoi? Les courbes de mon corps n'étaient pas mauvaises au contraire. J'avais une poitrine décente, un peu de fesse, un peu de hanche. Mais j'étais en perpétuel combat pour ne pas maigrir. Parce que mon régime alimentaire est si complexe et dure, parce qu'à chaque fois que je vois le sang couler pendant des heures je dois me peser.

" Je pense. Mais je ne manquerai pas de faire des éloges sur notre belle et forte professeur. D'ailleurs.. Vous êtes vraiment jolie professeur, j'aimerai être un peu comme vous  "

Je souris alors que j'étais perdue dans mes pensées quelques secondes auparavant. Il fallait que je le dise, parce que j'étais honnête, et que je voulais l'exprimer. J'aimerai qu'on me dise lorsqu'on me trouve à son goût ou juste jolie. C'était toujours un compliment, et si c'est sincère, ça touche. Je n'avais pas besoin de ça mais la joie de recevoir ces compliments étaient toujours là. Mon adolescence était fini. Je passais cette passerelle étrange qu'on ne saurait qualifié. On avait de l'expérience mais pas assez pour être considéré comme un adulte. Alors qu'est ce que j'étais? L'ombre qui se déplaçait en bougeant lentement ses hanches au rythme d'un son imperceptible. Ou bien cette figure gaie qui passait et repassait pour accueillir les gens avec son sourire divin. Posant presque ma tête sur l'eau, mes cheveux l'entourant je la regarde.

" Alors ne le fait pas. Appelle.. Sinon ne fait rien.  "

Dans le besoin il y avait de ces gens qui ne bougeaient pas. Ceux qui regardaient sans rien faire. Et je ne lui en voudrais pas d'être ainsi. Peut être le disais je parce qu'en ce moment même je respirais librement. Mais après tout si je n'arrivais pas à me débrouiller seule, comment je ferai avec la suite? La vie était un enchaînements de merdes avec des interfaces de pub de bonheur. Et pourtant j'aimais la vie, j'aimais fêter chaque anniversaire, chaque réussite, ou même rien. J'aimais manger, et profiter comme si je n'allais pas revenir d'un long voyage. Parce que vous savez, les accidents sont vite arrivés.

" Je vois. Sun Hee Seonsengnim aime donc le côté sauvage des choses. Le mystérieux, le vaste.  "

Je ris doucement. Si je continue quelques longueurs se n'est pas pour longtemps. Je regarde la brune. Elle semblait calme et pourtant si agitée à l'intérieur. Si on extériorisait pas notre énergie alors elle explosait. Jamais un mot au dessus de l'autre, jamais un rire plus fort que l'autre, cette prof semblait être digne d'une série télé que j'aurai aimé regardé et dont j'aurai eu beaucoup de plaisir à m'identifier. Mais je n'arrivais pas à la cerner. Ce calme semblait perdre son charme lorsqu'on ne savait pas ce qu'il cachait. Le mot claqua. Comme un fouet au sol. Comme une vague en pleine tête. Comme une gifle de ses parents. Oui j'étais une menteuse. Je mentais encore et encore afin de ne pas me perdre dans une vague de pitié nauséeuse. Parce que je ne voulais pas Sang rae à mes côtés pour cette raison.

MAis cette décision me revenait. Et Madame Liu la respecta. Ce que j'appréciais grandement. Cela me fit sourire. Je me sentais encore plus lourde maintenant que j'étais hors de l'eau. Mes yeux voulaient se fermés mais j'entendis un bruit qui me réveilla. Tournant ma tête je ne vis rien. Je ris. Ji Eun tu deviens folle. Je me lève alors doucement

" Tu avais raison, c'était surement l'effort de trop.  "


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Il paraît qu'on ne vit qu'une fois alors pourquoi ne pas en profiter ?    ▬ Je vais vous dire je t'aime en toutes les langues, je vais te prouver que la tendresse n'est pas morte et je vais te regarder, toi, sur ton destrier, comme si j'avais rêvé.
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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Mar 18 Juil - 4:41
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Im Ji Eun

Il y avait quelque chose de profondément absurde dans cette volonté qu'avait toute femme à vouloir paraitre irréprochable , intouchable, infatigable. Peut être était-ce bien là leur punition divine après tout. Peut être était ce bien là le fardeau d'Eve pour avoir croquer la pomme.

▬ Pourquoi vouloir être comme moi? Sois plus comme toi, la meilleure version de toi même.

Elle l'avait dit, mais elle l'avait dit le regard attentif et le sourire tranquille. Elle l'avait dit alors que son regard suivait les mouvements de la jeune fille, ses jambes s'agitant doucement dans l'eau chlorée dans un battement régulier. Et elle se surprit même à se demander, quel fardeau Ji Eun pouvait bien supporter. A sincèrement s'y intéresser. Le temps d'un instant, d'un battement de coeur, d'un souffle suspendu. Est ce vraiment ainsi que tu veux vivre? C'est ce que son regard semblait lui murmurer. A sourire et à rire alors qu'un bout de toi ne cessait de s'agiter, comme emprisonné et déchiré? Etait-ce cette femme là que tu voudrais devenir? Telle une actrice qui aurait perdue son propre script?

▬ Evidement que je le ferai. 

Sun Hee, elle ne la regarderait pas couler, pas sans essayer de la sauver. Elle méritait au moins ça Ji Eun, une main tendue. Même venant d'elle, même venant de cette femme faussement parfaite, de cette presque inconnue qui d'elle ne connaissait que le mythe de la belle de nuit. Sirène volatile dont l'existence se limitait à un bassin carrelé. Ji Eun, elle n'était que le corps s'immergeant pour oublier les déconvenues de son quotidien. Elle était une parenthèse enfouit dans un instant d'oubli et Sun Hee en était le cercle préétablit. Avec elle, il était inutile de chercher à être ou à ne pas être. Il aurait suffit que d'un mot pourtant, pour être pleinement sincère.

▬ Le côté sauvage des choses a toujours un côté attrayant.  

C'était tout du moins ce dont elle parvenait à se persuader. C'était ce qu'elle se plaisait à affirmer. Tout devenait soudainement plus simple lorsque la vie se faisait battante, animale, nue jusqu’à la moelle dans ses étreintes égocentriques. Il suffisait alors simplement de conquérir et de reconquérir, bout de territoire par bout de territoire. Et c'était là tout le charme de cette philosophie.

▬ Evidemment que j'avais raison.

Elle rit, et elle se redresse une nouvelle fois, s'approchant de Ji Eun pour enrouler son bras autour du sien et l'entrainer vers un banc. Autoritaire sans doute. Dans son pas un peu sec qui fouettait le sol carrelé, dans ses mains qu'elle vint appuyées sur ses épaules pour la faire asseoir.

▬ Maintenant tu te reposes un peu et puis tu rentres t'allonger d'accord?

Si tant est qu'elle trouve à nouveau la force de se relever.

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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Mer 19 Juil - 16:03
[quote="Liu Sun Hee"]
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Liu Sun Hee
Riant doucement à sa question j'hausse un peu les épaules. Pourquoi vouloir ressembler à une autre? Pour pleins de raisons. Et pourtant c'est elle qui a raison. Je n'ai besoin de ne ressembler qu'à moi. A personne d'autre. Mais c'était dur parfois de se retrouver. Quand on devait continuellement cacher une part de nous. " Je suppose que tu as quelque chose qui attire l'oeil. Donc, j'en suis presque jalouse.  "Je ris doucement. Je me contentais de ma vie. J'appréciais celle ci. Et je la vivais à fond. J'aimais les gens qui m'entouraient et je chérissais ces derniers.

Mes membres bougent dans l'eau dans une vitesse presque assourdissante. Je pourrai couler une bonne dizaine de fois que je n'aurai pas atteint le bord. Heureusement que je ne m'aventure pas très loin et que j'essaie de rester en sécurité. Au cas où j'ai Sun Hee pour me rattraper, mais là encore je compte surtout sur ma proximité du bord, et surtout sur ma force physique pour ne pas couler comme une pierre. Se serait idiot. Je me demande ce que cette prof cache. Son regard si spécial, sa démarche féline, elle semble trop parfaite et personne n'est parfait. Mais comme je le sais si bien, chacun a ses secrets. Je continue donc ma séance qui devait me détendre.

Me plonger dans l'eau sentir cette sensation si agréable, celle qui me permet de mon plonger dans un sommeil de pierre. Celle qui me procure un peu de douceur lorsque la vie va mal. Ce n'était pas si souvent qu'on me voyait sans un sourire. A vrai dire c'était aussi rare que de voir un garçon dit viril et capitaine de l'équipe de foot en train de pleurer. Je n'aimais pas ça. Et pourtant ça arrivait à tout le monde. Mais mon esprit était bloqué sur une vérité un peu trop dure envers moi même.

"  C'est vrai.. Et c'est indomptable. Beaucoup aime les choses surprenantes, celles qui vous ébahissent et vous poussent dans vos retranchements. "

C'était général. Pour ma part j'avais besoin des deux. De la douceur d'une piscine, l'eau calme et tiède. Et puis du côté sauvage, presque animal de la plage dont les vagues écrasaient toutes nos idées préconçues. Il fallait se mettre en danger pour comprendre la vie. Avant, elle n'est que vaine et vanité. Matérialisme et fade. Après on se rend compte qu'elle est ce qu'on fait d'elle. Et que bien souvent on la manie très mal. Les mauvaises nouvelles nous mettent à genoux et les bonnes nous tirent vers le haut. Rien n'est infini, tout est recommencement. Il faut prendre le temps de choisir, et de repartir pour continuer à mener la vie qu'on voulait.

Pourquoi mentir ? Pourquoi s'infliger ça ? Parce que je suis conne et que j'ai besoin de ce secret pour me permettre de rester comme je suis. J'ai besoin de ça pour ne pas voir la pitié dans leur yeux, pour ne pas être différentes. Mes mensonges sont vains devant cette dame. Grande dame, quand on la voyait comme ça. L'élégance à l'état pure.
Je lui souris. Je ne peux faire comme ça. Je ne peux parler, je ne sais même pas quoi dire. Je prends donc la décision d'aller m'asseoir. Mais elle met son bras autour de moi me guidant vers un banc. T'as déconné Ji Eun.. Pourquoi tu viens étalé ta faiblesse ? Je souris encore une fois et m'assieds tranquillement en venant mettre mes cheveux sur le côté. Les mots de Sun Hee me tue presque de l'intérieur. Je mords ma lèvre et la regarde avant d'hocher doucement la tête.

" Oui promis. Je vais m'allonger et dormir jusqu'à midi.  "

Je ris un peu puis prends doucement ma serviette pour m'essuyer quelque peu, autant ne pas partir complètement trempée et attraper froid. Je frotte donc doucement mes bras, mes cheveux en soupirant parfois.

"  Pourquoi professeur ? Pourquoi pas médecin ou avocate ? "


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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Jeu 20 Juil - 3:21
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Im Ji Eun

La vie des autres semble toujours plus belle. Seulement vue de l'extérieur. Parce que l'autre, c'est un peu toi. Parfois l'autre, il en a marre. Parfois l'autre aussi a l'air dégueulasse. L'autre, peut être bien qu'il galère dans un domaine où tu excelles. Ou tout bêtement l'autre, il envie surement ta jeunesse.Pourtant l'autre, tu peux pas t'empêcher d'envier tout ce qu'il a. C'est tendrement ironique. Tant et si bien qu'elle aurait put en rire. Mais elle n'avait pas le coeur à ça. Ji Eun, elle semblait avoir le coeur trop lourd pour ça.

▬  Peut être. Mais c'est un attrait que toute femme peut avoir. Il suffit simplement de trouver quoi

Sun Hee, elle soupire en enfilant son haut, laissant la jeune femme se remettre à son aise. Sans avoir l'impression d'être épiée, sans avoir l'impression d'être indécemment scruté. Chacun avait droit à sa part de mystère, elle ne serait certainement pas celle qui lui jetterait la première pierre. Alors elle jouait la carte de la fausse indifférence, celle qui demande sans avoir l'air, qui ne s'attarde pas, jamais. Qui offre mais qui garde ses distances. Parce qu'elle n'était que ça Sun Hee, une relation distante, une interlude.

▬ Peut être bien que tu ne pourras pas te réveiller avant même si tu le voulais. 

Peut être.
Elle eut cette vision d'elle même, à une toute autre époque, où elle s'écroulait en rentrant de son minable petit travail de serveuse. Le corps au supplice et les muscles à l'agonie. Où elle ne pouvait pas se permettre de dormir, parce qu'il y avait les travaux dirigés à préparer, les cours de mandarin qu'elle monnayait à retranscrire. Elle se souvient de ses longues journées où elle avait la nette impression que son corps ne lui appartenait plus. Où elle ne pouvait que faire ça. Flotter. Flotter à coup de café. A coup de tube de vitamine. Et il y avait le point de rupture. Celui où son corps se foutait bien de son emploie du temps chargé. Où elle ne pouvait que s'écrouler, pauvre conne rachitique qui bousillait sa santé à tout vouloir contrôler. Jusqu'à prendre le volant. Jusqu'à l'accident.

▬ Sans doute parce qu'à mon époque, il était commun de penser qu'une femme ne pouvait pas devenir une bonne enseignante.  

Contradiction.
Elle aimait être là où on ne le désirait pas, faire ce que l'on attendait pas. Sun Hee était une perpétuelle contradiction, une constante opposition. Et nul doute que c'était bien là sa véritable force, ce désir incessant de vous montrez que vous aviez tord.

▬ Mais je ne compte pas faire ça toute ma vie non plus. La littérature est ma passion mais... j'ai beaucoup d'autres ambitions.

Il lui restait un empire à bâtir après tout. Une terre à conquérir, des guerres et à refaire. Elle gravirait les échelons s'élèverait encore, haut, si haut qu'elle finirait avec la tête dans les nuages. Si haut qu'elle flirterait avec les étoiles sans jamais en avoir marre. L'idée même était séduisante, elle suffisait à faire frémir son palpitant.

▬ Et toi? Qu'est ce que tu voudrais vraiment devenir?

Madame laissait déjà glisser son jean le long de ses hanches dans l'attente de sa réponse. Parce que tout commençait par là, avec une graine d'ambition et un zeste de déraison.

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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Ven 21 Juil - 0:00
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Liu Sun Hee
Regarder quelqu'un c'est voir tout ce qu'il a et que vous voudriez. Voir sa beauté c'est la jalouser en vous comparant à elle. Ses vêtements, que vous convoitez mais n'arrivez pas à avoir. Sa silhouette, parce que vous avez des kilos en trop ou en moins. Tout ce qu'elle possédait devant vos yeux devenait un objet de convoitise. Le désir était une chose effrayante qui me rendait folle. Je ne voulais pas désirer quelque chose que je ne pouvais avoir, et pourtant j'étais humaine. Je voulais une vie normale, une vie avec des problèmes de coeur, des journées avec et sans. Mais pas des journées à l'hôpital. Je convoitais la beauté de cette dame qui semblait bien plus sophistiquée et grande que moi. Parce que je me sentais petite et peu confiante. Est-ce qu'il m'aimerait même en voyant toutes ces belles femmes?

"C'est un travail psychologique assez long non? Mais je vais chercher.  "

Tout se passait tellement vite que j'avais l'impression d'avoir passer une heure dans cette eau. J'avais l'impression que mes paroles étaient sorties avant même que je puisse y réfléchir. Mon mensonge n'avait pas été déguisé. J'avais juste répondu comme si cela n'avait pas d'importance qu'on sache que je mentais. Après tout quel intérêt de jouer quelqu'un que je ne suis pas ? Je suis une menteuse qui cache à tout le monde ses faiblesses. Je veux être la fille enjouée et forte que je suis. Que j'aime être. Chacun avait ses vices. Chacun ses secrets. Je regarde la brune en face de moi.

" ¨Peut être mais alors c'est que j'en aurai besoin.  "

Je ris alors que je sais à quelle heure je dois me lever demain. Rendez vous de bonne heure pour me permettre d'avoir une journée à peu près normale. Je n'avais pas trop à me plaindre, je n'avais pas encore de boulot. Je choisissais ce que je faisais en dehors des cours et de ces visites régulières. Alors de quoi je pouvais me plaindre? J'aimais courir dans tous les sens, faire rebondir le ballon pendant une heure avant de piquer une tête dans l'eau froide avant d'aller rapidement me déhanché sur une musique qui me permettrait de me libérer. Aller boire un verre, cuisiner, étudier. Tout était un bon prétexte pour bouger et oublier l'inoubliable.

"  Le désir de contredire les gens ? Cette force qui te dit de prouver ce que tu veux envers et contre tout ? J'aime bien cet esprit. "

Pour n'importe quelle autre raison je n'aurai rien pu dire de négatif de toute façon. Chacun faisait ce qu'il voulait . Mais je comprenais cette envie de faire clouer le bec aux gens. " TU ne sers à rien Ji Eun!" "Ji quoi ? Elle vient de la compagne." " T'y arrivera pas ". Je souris doucement. Merci. Ces gamins entêtés et mauvais étaient en fait une motivation bien meilleure qu'une simple envie. Et il avait été là aussi.. Une fois ma peau séchée je regarde Sun Hee.

" Kiné.. Je veux être dans l'ombre. Aider les gens qui en ont besoin. Les douleurs physiques sont dures et j'aimerai apaiser au moins ça.  "

Je me relève doucement et passe mon haut. Je n'ai pas beaucoup nagé mais ça m'a suffit. Je la regarde donc et enfile, avec lenteur, mon pantalon, qui était heureusement, facile à mettre.


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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Ven 21 Juil - 6:53
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Im Ji Eun

Un travail psychologique.
Elle ne l'aurait pas décrit ainsi. Non, Sun Hee, elle aurait plutôt vue cela comme une guerre perpétuelle entre le monde et elle même. Parce qu'elle était femme. Parce qu'elle était femme dans un pays où la misogynie gangrénait encore leurs codes morales, où on s'insurgeait que les demoiselles s'émancipe de leur rôle de mère mais où il restait naturel de voir le ridicule de leur écart de salaire. Un pays où on avait souhaité la discrédité avant même qu'elle n'ait la liberté de commencer à enseigner. Sun Hee, ce sourire affuté qu'elle pavanait au coin de ses lèvres, ses épaules qui demeuraient droite même lorsqu'on lui crachait en plein visage, elle ne les avait pas obtenu en réfléchissant sur elle même. Non, ça elle l'avait toujours su. Et pour devenir aussi fière, elle s'était battu.

▬ L'un et l'autre vont surement ensemble. Même si à mon sens, ce qui prime est l'expérience et l'amour de sois. Personne ne peut te trouver attrayante si tu ne le fais pas toi même.

Madame Liu ramassa ses affaires, en songeant distraitement que, c'était sans doute ce que devrait enseigner une mère. Non pas qu'elle ne se sente soudainement pousser une quelconque fibre maternel. Mais une part d'elle, celle qui aurait éternellement cinq ans, aurait aimée les entendre de la sienne. Alors qu'elle aimait comme elle n'avait jamais aimée. Qu'elle jouissait de ses pointes et de ses fouettés. Sun Hee, elle avait été brillante. La danse, elle l'avait sans nul doute préférée à toute autre chose. Même à tous ces livres quelle avait un jour serrée contre sa poitrine. Mais elle avait laissée tomber. Pour elle. Pour sa mère. Celle qui jusqu'à aujourd'hui la détestait pour être ce qu'elle était. Sa fille. Ce petit bout de chaire qui l'avait empêchée de poursuivre sa carrière.

▬ Tu en as besoin. Et même si j'ignore ce qui te tracasse de cette façon, je ne peux que te conseiller de faire attention. Personne ne peut faire semblant que tout va bien éternellement. 

Car un jour... Oui un jour elle perdrait pied. Et à trop attendre elle ne pourrait peut être plus s'en relever. Mais ça, ce n'était pas à elle d'en décider. Sun Hee, elle ne pouvait pas tout contrôler. Et la vie de Ji Eun tout comme ce qu'elle en faisait n'appartenait qu'à elle.

▬ Quelque chose comme ça. Met ça sur le compte de mon âme révolutionnaire, quoi que cela puisse être.  

De l'entêtement avec un brin d'insolence, une incessante révolution. Oui Sun Hee, à sa façon, elle bousculait le monde. Elle était plus qu'un professeur après tout, plus qu'une femme d'âge raisonnable, plus qu'une adulte à la jeunesse révolue. Sun Hee, en vérité, elle était sans trace, une dame aux milles et uns visage, à la fois femme et enfant, épouse ou amante. Un fil rouge en continuité qui n'avait jamais put trouver sa moitié. Un chaos personnel. Qui ère et qui désespère de son propre manque de rapport. Et peut être que tout au contraire c'était bien là son point d'encrage. De savoir qu'il était trop tard, que sa vie ne serait rien d'autre qu'un désordre frivole. Il était plus facile de vivre dans une fête, lorsqu'on n'avait rien à perdre.

▬ Vivre pour soulager les maux? C'est honorable. Révélateur aussi. Mais est ce que tu as déjà trouver quelqu'un pour apaiser les tiens?

Parce qu'elle avait beau s'y réfugier, l'eau n'était pas une amie, même aussi tranquille. Elle ne prenait jamais le temps de vous retenir lorsque vous partiez à la dérive. Bien au contraire. Elle vous attirait vers, elle vous faisait couler, mieux valait ne pas s'y tromper.

▬ Ca ira pour le retour ou tu préfères que je te raccompagne jusqu'aux dortoirs?

Là encore, madame lui laissait le choix. Tout était une question de fierté après tout. Rien n'obligeait la jeune fille à la considérer comme une béquille sur laquelle elle pourrait s'appuyer.

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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Sam 22 Juil - 19:54
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Liu Sun Hee
Se connaître, apprendre à mettre un mot sur ce qui attirait les regards. Pourquoi attirer les regards ? Je ne me sentais pas de taille à répondre à cette question. Pas maintenant. Beaucoup aurait dit par vanité, par envie de plaire et d'être remarqué. Mais certaines personnes prenaient le regard des autres comme un défi. La preuve était cette professeur qui connaissait bien les méandres de la vie. Ce défi qu'était de percer dans notre pays. Pays d'homme, patriarcale. Ici les femmes qui gagnaient plus que les hommes n'étaient pas valorisées. D'ailleurs c'était compliqué de gagner plus. Il fallait s'être battue pendant des années. Est ce que je me battrai pour un salaire? Ou contre mes futurs beaux parents qui me voudront en tant que belle fille de la maison, à préparer le dîner, nettoyer la maison et m'occuper de tout ce petit monde? Ce  n'était pas mon souhait. J'étais jeune, je n'y pensais pas, mais la pression culturelle se faisait de plus en plus sentir. Surtout lorsque mon père me parlait de mes amours.

"  Je suppose. Il faut une certaine acceptation de soi pour pouvoir prétendre à un amour égal à celui qu'on donne.  "

C'était une vraie question. Est ce que je m'aimais assez pour qu'on m'aime sans partir au loin? Je ne savais pas mais j'étais venue au monde dans un couple aimant. Aimant jusqu'à un jour. Ce jour là elle avait compris que papa ne reviendrait pas à la maison, la petite Ji Eun. Alors que je grandissais tranquillement, sans rien demander à personne, j'ai remarqué cette femme au désir improbable de continuer à travailler autant. Je n'étais qu'un rempart à sa vie. C'était comme avoir une patronne pour mère. Elle ne faisait attention qu'aux notes et quand vint la maladie, elle me regardait avec ces yeux presque agacés. Mais quand le paternel revint, se fut comme une délivrance. Je n'avais plus à rester silencieuse dans un coin, il me demandait qu'est ce que je faisais. Et ce fut la révélation; quelqu'un s'intéressait à moi.

"  Alors ça ira. J'irai mieux très vite. Je peux le feindre encore quelques temps.   "

Je souris alors que j'étais sûre d'aller mieux. J'étais convaincue d'une naïveté aveuglante que je me mettais moi même en tête. Comme si ce n'était pas suffisant d'attendre un appel pour aller mieux. Comme si ce n'était pas suffisant d'attendre que ma vie soit sauver par quelqu'un que je ne connaissais pas. Et que je ne connaîtrais sûrement jamais. Peut être même que cette personne existait mais que jamais elle ne le saurait. Je n'aurai jamais l'occasion de vieillir et me marier. Et pourtant je gardais la naïveté de croire que ce n'était rien.

" Alors je le mettrais sur ce compte la. J'aime le côté révolutionnaire de la chose. Je suppose que vous n'êtes pas comme les autres. C'est ce que j'apprécie. Sans même savoir si je dis vrai ou pas "

Si jamais on cherchait à comprendre les gens on allait droit dans un mur. J'étais ce genre de personne qui aimait réconforter les autres en leur tapant le dos, en leur demandant ce qui n'allait pas alors que je refoulais toute cette partie qui voulait crier d'aller se faire voir au monde entier. Ca m'arrivait. D'être en colère. Contre tout et contre rien. Mais que voulez vous ? J'aimais aussi ces gens que je réconfortais. Ma vie semblait prendre un sens que je n'avais pas quand j'étais seule. J'étais dans un joli merdier, et j'étais utile. Que demander de plus ? Et si ce soir je me retrouvait seule, dans le noir dans le dortoir, je sais que demain le soleil se lèverait. Et que je saurai sûrement rebooster par n'importe quelle bonne nouvelle. Je me relevais doucement en étant habillée. Mon sweat trop grand couvrait une bonne partie de mon corps alors que je détachais mes cheveux mouillés.

" Je pense oui. Peut êrte qu'il ne sera pas toujours là. Et je ne compte pas trop dessus non plus. Mais pour le moment.. il est là. "

Il y avait toujours quelqu'un derrière nous non ? UN ami, un amant, un père ou une mère, une amie, tout.. Je rêvais d'un monde où chacun avait quelqu'un derrière lui. Mais je savais que parfois ce n'était pas le cas. C'était désolant mais vrai. Je posais une main sur l'épaule de cette professeur à ces heures de cours, et simple femme dans cette piscine. Mon sourire pouvait duper n'importe qui.

" Je ne suis pas si loin. Merci beaucoup. Je pense que tu en as déjà beaucoup fait pour moi. "

Je lui souris encore une fois. Je n'étais pas assez désespérée pour me laisser aller. Pour pleurer sur l'épaule de quelqu'un. Je détestait ça. Je détestais chaque moment de faiblesse dont je faisais preuve. Je pris alors mon sac.

"On fait un bout ensemble avant de repartir chacun de son côté ? Je t'inviterai boire un café un jour, ça changera de la piscine . "



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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Mer 26 Juil - 6:31
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Aimer.
C'était peut être là le plus grand fantasme de l'humanité. Un fantasme qui tenait en un mot, en cinq lettres - aimer et être aimé. Y avait-il seulement un désir plus grand, plus ardent que celui de ressentir? Vraiment ressentir. Quel délice après tout, quel plaisir et quel malheur aussi. L'amour est une catastrophe magnifique, savoir que l'on fonce droit dans le mur et accélérer quand même. Sun Hee avait aimé. Jusqu'à voir ses yeux, ses lèvres, ses mains, ses reins jusque dans ses rêves. A désirer partager ses faiblesses, savoir qu'il n'y avait qu'elle. Elle avait aimé. Fort. A s'en égratigner la poitrine, à y perdre le coeur. Peut être même aimait-elle encore. Oui. Elle l'aimait de tout son vide.

▬ Oui, le respect et l'amour de sois. C'est essentiel à tout le reste.

Mais tout ça, ça n'empêchait pas le reste. La fierté, l'orgueil, le respect, toutes ces choses ne faisaient nullement barrière aux déceptions. Lorsqu'on offrait son coeur, tout était déjà fichu. Lorsqu'on faisait ce don de sois, on était déjà vulnérable. Alors, peut être valait-il mieux le garder ce coeur. Peut être valait il mieux être égoïste. A en aimer cent plutôt qu'un seul, à n'en aimer aucun. A se trainer, la poitrine comme une crevasse, comme un bout d'organe aux crocs aiguiser qui viendrait lacérer tout ceux qui auraient le malheur de s'en approcher. Sun Hee, elle ne saurait dire si elle les dévorait tous ou si elle n'en dévorait aucun. Elle ne saurait dire si cet amour qu'elle distribuait s'approchait un tant soit peu de ce qu'elle avait éprouver auparavant. C'était un souvenir à la fois flou et cuisant. Comme si elle avait été perpétuellement ivre. Ivre de lui. Ivre d'eux. Ivre de ce qu'ils avaient vécus à deux. Peut être aussi qu'elle se l'imaginait. Peut être que ça aussi, elle le fantasmait.

▬ Feindre, ce n'est que reculer pour mieux sauter. Et plus on prend de l'élan, plus la chute est douloureuse une fois que l'on s'écrase. 

Sun Hee passa son sac de sport par dessus son épaule, son regard balayant une nouvelle fois le corps de son enlève dissimulé sous ses vêtements trop épais, trop large pour elle. Elle semblait si petite soudainement, si frêle qu'elle ne put que tendre sa main vers son visage, replacer une mèche derrière son oreille. Ji Eun, elle se ferait un mal un jour. Elle se fracasserait sur le bitume, grossière, renversée et balayée par son propre jeu. Le mensonge avait ce prix là, il finissait toujours par nous revenir en plein visage. Sun Hee le savait bien, le mensonge de son existence, elle en souffrait au quotidien.

▬ En un sens ce n'est pas faux, chacun est différent, chacun est unique. Mais tout le monde n'ose pas l'affirmer, suivre la généralité est plus facile pour s'intégrer.  

La société coréenne était bâtit sur ce genre de philosophie. Le bien reposait sur l'opinion collective, l'action de chacun contribuait à la grandeur de la nation.  Et la nation avait besoin que chacun soit la meilleure version de lui même afin de poursuivre son épanouissement. Qu'importe que la moitié de ses citoyens étouffent dans le fond. Ce mirage n'était que la construction bancale d'une machination bien plus sombre et infiniment plus égoïste. Un énième jeu de pouvoir, un auquel elle ne participait pas.

▬ Alors j'en suis heureuse pour toi. Je ne pense pas que sois de ceux qui puissent vivre heureux et isolés.

Ce n'est malgré tout que le fruit de ses seules suppositions. Ji Eun ne mentait pas pour elle, elle mentait pour les autres, pour renvoyer une image d'elle même, une jolie vitrine où personne n'aurait à s'inquiéter de son bonheur, de sa santé, de son bien être. C'était à la fois égoïste et profondément désintéressé. Egoïste parce que cela revenait à laisser le monde s'attacher à un mirage. Désintéressé parce qu'elle leur épargnait le poids de ses propres fardeaux. Ce genre d'initiative n'était ni bonne ni mauvaise. Simplement humaine.
Sun Hee tourna un regard contemplatif lorsque la main amical vint se poser sur son épaule. Le geste était désinvolte. Loin, si loin de la vision de son corps frêle et tremblant s'extirpant de l'eau qu'elle aurait presque put s'y laisser prendre. Ji Eun n'allait pas bien. Mais elle voulait que ces choses là, ses malheurs, demeurent inexistants. Que le monde continue de tourner sur son axe, que les questions s'enlisent sous le poids écrasant de ses souries.Alors madame n'en fit rien, elle respectait ça. Faire semblant était aussi une force.

▬ Pourquoi pas, je dois repasser par mon bureau pour récupérer mon sac à main de toute façon.

Elle dit, et déjà ses jambes la guidait vers les bâtiments,  ses mèches humides s'enroulant joyeusement dans le creux de sa nuque sous la caresse de la brise nocturne. Cela lui tira un discret frisson, force était de constater que la soirée était fraiche pour la saison.

▬ Est ce que tu penses être amoureuse Ji Eun? Et si oui, qu'est ce qui te permet de le dire?

Sa réponse avait soudainement une importance qu'elle s'imaginait sans doute. Sun Hee après tout, accordait généralement beaucoup d'importance à des choses qui ne l'étaient nullement. C'était une incongruité rare, cet amour des petits détails.

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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Ven 28 Juil - 10:59
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Liu Sun Hee
Si il y avait quelque chose dans ce monde qui ne s'achetait pas, c'était bien ça. C'était l'amour. L'amour de soi venait petit à petit, souvent grâce à quelqu'un d'extérieur. Certains, plus forts, gagnaient cet amour par eux même. Il fallait savoir réfléchir avec objectivité. Il fallait se poser et réfléchir. Je n'étais pas de celles qui prenaient leur temps afin de pouvoir voir tout ce qu'il y avait de bien en moi. Je ne prenais pas non plus mon temps pour me dénigrer. J'étais amoureuse, d'une autre personne, et j'étais heureuse d'être comme je suis. C'était une fierté plutôt qu'un amour. L'amour avec le grand A. Celui qui vous blesse autant qu'il vous rend heureux. Celui qui vous écorche le coeur et vous empêche de respirer n'était peut être pas encore arrivé. Faire des plans sur la comète n'était pas mon fort. Et je ne voulais pas considérer l'amour que je lui portais, comme un amour infaillible et infini. Mais je l'aimais.

Ma tête confirmais donc les dires de cette prof, qui dégageait ce sentiment étrange. C'était ce genre de sentiment étrange que vous rencontriez avec des gens comme elle. Une silhouette impeccable, un visage de poupée, un tout magnifique. Une femme magnifique qui dégageait une froideur. Cette d'une femme dite de glace, une beauté froide, qui saura vous mordre si vous vous approchez. Et pourtant elle arrivait parfois à réchauffer l'atmosphère. C'était une personne comme elle, qui semblait remplie de mystère et qui ne dévoilait rien, comme si tout avait été oublié, comme si mentionné le passé était un échec, comme si chaque question était une devinette à laquelle il fallait répondre. Et pourtant je continuais d'apprécier nos échanges, bien qu'ils soient courts ou assez évasés. Parce que c'est une femme qui a du savoir et de l'expérience, et ça, même le mystère ne pouvait le cacher.

" Vraiment ? Je trouve que feindre c'est parfois mieux. Une barrière pour sortir lorsqu'on est prêt et que l'adversaire ne vous montre plus les armes. Feindre c'est parfois vous protéger et ceux qui vous entoure"

Je souris. Si je feins d'être bien, c'est pour moi, pour eux. Pour ceux qui me côtoient et qui ne veulent me voir mal. Peut être que cette conviction n'était qu'un autre mensonge. Une autre désillusion qui viendrait se balayer devant mes yeux et m'écraser une énorme gifle sur ma joue. Mais en attendant, je pouvais voir leur sourire, je pouvais voir leur envie d'être avec moi. Je voyais aussi cette joie et non pas cette peur dans ses yeux. Ses yeux qui semblaient toujours trop fatigué, il avait autre chose à penser qu'a une quelconque peur pour moi. Mes yeux regardait Sun Hee, alors que je me levais prête à partir lorsque Sun Hee serait prête. Son regard sembla peser sur ma personne. Elle semblait, intriguée, peut être même sûre d'une chose. Une chose que je ne savais pas.

"Bien sûr. Et puis notre pays ne nous offre pas les opportunités pour. Suivre le moule a toujours été plus facile et moins dangereux. Je pense que chacun perçoit sa vie comme il le peut. "

Il n'y avait qu'à regarder les familles. Sa mère travaillait. Travaillait beaucoup, beaucoup trop. Déjà elle était une anomalie en soi, dans ce pays. Et ce comportement avait eu pour répercutions un divorce. Un divorce encore une fois mal vu. On aurait dit que toute sa vie, depuis le début n'avait pas été conçue pour être la norme coréenne. Pas de grand mère à la maison qui nous demande quand on va se marier. Les études étaient importantes mais pas autant que le mariage pour une fille. Elle était une fille et dans sa vie elle n'avait pas prévu de devenir mère au foyer.

"Non sûrement pas. Je pense que j'aime trop les gens pour être seule. Mais il faut pas croire parfois la solitude me fait du bien aussi. "

Je ris. J'en suis malade. J'en suis malade de ces longues heures passées seule à l'hôpital. J'en suis malade de ces moments où je ne peux rien dire parce que je m'en empêche. La solitude ne me scier pas. Et pourtant il y a de ces heures où le silence de la solitude résonne comme une évidence. J'avais ces moments plats, longs, et silencieux qui semblaient me crier des mots que je ne voulais entendre. Ecouter les autres pour ne pas entendre ces voix qui me dévoraient. J'allais bien. Tout allait bien. Ces voix n'arriveront pas à me faire croire que ça ne va pas. Parfois la vie est ironique. Elle nous donne du bonheur comme une poupée qu'on donne à une enfant. Avant de lui arracher. Les larmes des autres étaient sûrement réconfortantes. Pour moi c'était d'une tristesse sans nom.
Les gens qui m'entouraient étaient ignorants de mon mal. Mais au moins je n'avais jamais eu à voir couler ces perles salées à cause de moi. Bientôt tout rentrerai dans l'ordre. J'irai mieux et ce mensonge n'en serait plus un. Rien n'était fait pour vous rendre complètement heureux, mais quand vous l'étiez à travers tous ces moments, c'était là le vrai bonheur. Je voulais goûter aux moments paisibles. A la fatigue envolée et aux jours sans prise de tête. Je souriais à cette vision. Elle n'était pas lointaine j'en étais sûre. C'était encore de la naïveté, voulu, mais de celle nécessaire. Mon geste ne sembla pas offusquer la professeur ce qui me rassura avant de prendre le chemin des dortoirs.

"Parfait. "

La nuit était tombée depuis un moment et l'air frais était presque dérangeant suite à cette tenue et surtout à cause de cette humidité. Je frottais un peu mes cheveux pour les décoller de mon crâne. Une bonne douche s'imposait. La lune éclairait, avec l'aide des lumières installées artificiellement, le chemin, comme si il n'y en avait qu'un. Mes yeux regardaient le sol avant de regarder son opposé, si haut, si scintillant des étoiles qu'il nous était presque impossible de voir. D'un coup je redescendis sur terre et regardais Sun Hee. Cette question était comme venue de nul part. Comme trop spontanée pour n'être sans un but précis. Et pourtant je souriais en répondant. Mes bras s'étaient croisés pour parer le froid et me réchauffer.

"Oui. Je pense ou j'en suis sûre. Je sais que cette personne a provoqué un manque. Un manque quand il est pas là. Quand je le vois pas, quand je lui parle pas. Il a réussi à faire de mon prénom un sentiment à lui tout seul. Une sorte de mélodie qui vous rappelle à l'ordre. Il n'y a que lui. Je n'aime pas tout chez lui. Mais j'aime ne pas tout aimer. " Je me mets à rire. Les paroles d'une personne amoureuse sont les plus étranges au monde. "Je sais que j'ai toujours cette maladie quand je le vois. Celle qui donne envie de courir partout de l'enlacer, alors que notre coeur a couru un marathon et que tout semble bouger à l'intérieur. C'est pour toutes ces raisons que je sais que je l'aime... Pourquoi ? "



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Il paraît qu'on ne vit qu'une fois alors pourquoi ne pas en profiter ?    ▬ Je vais vous dire je t'aime en toutes les langues, je vais te prouver que la tendresse n'est pas morte et je vais te regarder, toi, sur ton destrier, comme si j'avais rêvé.
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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   Dim 30 Juil - 6:57
Il est parfois bon de se noyer

featuring. Im Ji Eun

Il y a des femmes qui inspirent l’envie de les vaincre et de jouir d’elles; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard. Sun Hee avait le charme particulier, l'indicible de l'inaccessible et l'éthylisme de la débauche. A quoi bon s'acharner à la conquérir? Il y avait tant à découvrir dans l'intempérance de ses courses, dans l'extase de sa peau, dans le discret de son euphorie. Elle a le poids lourd et doucereux des amantes frivoles. Tout se réduit en somme au désir et à l’absence de désir. Le reste n'est que nuance, le reste n'est que subtilité. Un parfum de pomme et de cannelle, une robe sur le tapis, et Sun Hee dans un lit. Doux présent du levant, fraîcheur de minuit, incandescence de toute une vie. Il y avait milles et uns amours entre les bras de Sun Hee. Tant et si bien qu'il pourrait il n'y en avoir aucun.

▬ Feindre revient à fuir. Est ce que tu trouves ça judicieux, de sans cesse fuir?

Elle était dure, Sun Hee. Elle était dure alors qu'elle passait son temps à courir. Courir après le monde, courir après la vie. Courir dans cette interminable valse que constituait l'insensé de son immobilisme. Qu'adviendrait-il d'elle si elle cessait de se mouvoir la pauvre chérie? Son coeur s'étiolerait-il, gangréné par l'infection de ses propres folies? Sun Hee, elle était ce fil rouge en continuité qui ne faisait que tourner tourner sans jamais trouver sa moitié. Elle finirait bien par s'y perdre, dans ses rêves comme dans son être. Elle finirait bien par mordre sa propre queue, s'étouffer comme asphyxier, emprisonnée dans ses seuls péchés. Et il serait trop pour se confesser. Il serait trop tard pour pardonner et être pardonner. Alors Sun Hee, peut être bien qu'elle aurait dût tenter de feindre. Feindre la compassion, feindre le pardon, feindre la piété et la responsabilité. Sa vie aurait été bien plus simple. Un peu plus parfaite, un peu plus conforme à cette idée communément admise de réussite. Mais bien plus ennuyeuse. Infiniment plus basique.

▬ Personne ne peut nous dire comment vivre, ce choix là est personnel, quoi qu'on en dise. 

Mais Ji Eun, elle semblait vouloir dessiner un schéma bien précis. Tant et si bien que madame n'ajouta rien de plus avant d'emprunter le chemin menant aux bâtiments. Malgré son affirmation, Sun Hee avait du mal à imaginer son élève seule.Certes, elle admettait que la demoiselle ne souhaite pas constamment se retrouver entourée. Qu'il subsiste des instants où elle préférait le silence fécond de ses réflexions. Mais elle ne s'y trompait pas. Ji Eun aimait et voulait être aimer. Il lui semblait parfois qu'elle se retrouvait prisonnière d'un moule commun à de nombreuses jeunes filles du même âge: l'acceptation. Car c'est cette même acception qui menait à l'affection et l'affection permettait elle même d'obtenir la reconnaissance. Ainsi, il était possible de chasser l'ignorance. Ainsi, on évitait l'isolation. Un schéma en somme tout à fait banal qui ramenait pourtant à une seule et même vérité: le paraitre et le mensonge. On mentait pour paraitre et paraissait par mensonge. Pourtant Sun Hee n'y rattachait aucun jugement, elle n'était pas assez malhonnête pour prétendre échapper à ce genre de pratique. Leurs finalités étaient simplement différente. Mademoiselle Liu ne cherchait pas l'affection, mais le respect. Et si elle devait être crainte pour y parvenir, le choix serait vite fait.

▬ Mmh je vois. C'est une manière intéressante de le décrire.  

Une femme amoureuse parlait comme un livre, à coup de métaphore et de poésie. Elle plantait du beau entre les lignes et de la douceur sur la pointe des i. Ji Eun aimait, de cette amour un peu ivre, un peu euphorique qui parvenait encore à étreindre les coeurs. Mais attention, cette étreinte n'était pas douloureuse comme celles que Sun Hee fabriquait parfois. Non, elle était bien plus délicate. Irrésistible. Grisante et entêtante, parfois affolante. Un amour d'adulte. Un amour d'enfant. Un qui ne s'embarrassait pas du goût des cendres. En un sens, Sun Hee l'enviait. Il y a de cela bien longtemps qu'il n'y avait pas eut quelque chose d'aussi pur pour lui réchauffer le ventre.

▬ Sans raison particulière. Il n'y a jamais eut des questions sans grandes importances qui viennent te traverser le front?

Elle dit, et sa main remonte jusqu'à ses cheveux pour les ébouriffer du bout des doigts, observant le chemin lunaire avec attention. L'amour, en un sens, était révélateur. Votre façon d'aimer dévoilait une partie de votre personnalité. Et peut être était-ce là la finalité de cette soudaine pointe de curiosité. Ou alors, et c'était plus probable, ne s'agissait-il que de ça. Une simple curiosité.

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MessageSujet: Re: Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun   
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Il est parfois bon de se noyer, mais t’es pas chiche ▬ Ji Eun
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